Archives pour la catégorie “Cartographie”

Les Carnets de géographes, toute jeune revue électronique dont j’ai eu la chance de croiser lors d’un sympathique atelier quelques représentant(e)s, vient de lancer l’appel à contributions de son prochain numéro. Celui-ci sera consacré aux Espaces virtuels, un bien beau sujet qui intéressera sûrement quelques uns d’entre vous. Géographes ou non !

Les contributions sont attendus pour octobre. N’hésitez pas à vous rendre sur le site des Carnets pour plus d’informations sur les différents types de publications possibles (carnets de lecture, de recherche, etc.), et les formats attendus.

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Google Street View, c’est bien. Le détourner, c’est mieux ! Si certains, plus sportifs, choisissent de faire leur footing en combinant Wii Fit et Street View, d’autres préfèrent l’option culturelle en relocalisant les pochettes les plus célèbres du rock anglais dans les rues numérisées de Londres.

Oasis, Bowie, Madness ou les inévitables Beatles d’Abbey Road sont au programme… Il ne tient qu’à nous d’en trouver d’autres dans la chanson française.. ou le rap !1

beatles-streetview

Via (e)space & fiction, dont la lecture est toujours aussi sympathique et de facto conseillée :-)

  1. Je dois avouer avoir rêvé de monter un tel site il y a quelques temps… Quelle musique parle mieux de la ville que le double H ?!! []

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Dans la série « parcourir la ville autrement », voici la version 18+ ! Le Kabukicho audio guide1 vous invite ainsi à découvrir les coins chauds du Tokyo nocturne : un périple entre love hotels et bars à hôtesses qui réjouira les amateurs de japorneries. J’écrivais il y a quelques semaines que « l’homme habillé est un GPS comme les autres » ; à n’en pas douter, la femme déshabillée en est un autre !

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Rien de si surprenant dans cette initiative : les quartiers chauds sont depuis toujours de hauts lieux touristiques, et le Japon ne déroge pas à la règle. La version « audio guide » présentée ici donne toutefois une dimension supplémentaire à ces tribulations coquines, participant à la construction sensitive de l’imaginaire érotique du quartier. Une hétérotopie comme une autre ;-)

Et parce que le sujet me tient à coeur, vous pourrez bientôt lire ici un billet consacré à la pornographie urbaine. Ville & gonzo, même combat ? Vous le saurez bientôt. Et histoire de patienter, je vous invite à lire les excellents manuels de pornosophie rédigés par les amis de Freakosophy.

  1. Attention, le site est relativement NSFW. Bien entendu, je tiens à préciser que je suis tombé dessus de manière totalement fortuite ! []

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Mon cher @Max_Puissant m’a gentiment envoyé cette jolie illustration qui compare quelques maps géantes tirées de jeux vidéo récents. Rien d’exhaustif, puisqu’il manque de nombreux jeux (RPG nippons, notamment) et que certaines maps plus vastes ne sont même pas représentées… mais c’est largement suffisant pour se faire plaisir !

Large-Video-Game-Worlds

L’illustration est semble-t-il basée sur ce classement (attention, on compte en miles). Il aurait peut-être été plus pertinent de mettre à part les maps 100% urbaines (qui appartiennent essentiellement à des jeux automobiles), mais bon…

Si la géographie vidéoludique vous intéresse, jetez un oeil à la page Ludotopies… et n’hésitez pas à y participer !

Merci à Max :-)

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Chronos vient de publier le dossier « Du jeu d’acteurs aux jeux de cartes », où j’introduis quelques horizons d’innovation pour la cartographie numérique. Ce dossier s’inspire des réflexions Chronos sur le sujet, complétées par quelques confs auxquelles j’ai pu assister récemment pour la boîte :

Voici l’introduction du dossier. Je remercie l’équipe Chronos de me laisser la diffuser ici, car ce dossier sera bientôt fermé au grand public. Et merci aussi à Bruno Marzloff pour ses commentaires et corrections ;-)

« The Economist parle d’un débordement de données (The data deluge) : données personnelles ou publiques, subjectives ou objectives convergent et annoncent des services inédits (La ville lisible et la fabrique des services urbains, présentation de Bruno Marzloff lors du Technoark 2010). Déjà les interrogations abondent. Comment visualiser ces données ?

La question se pose en termes d’écrans et d’interfaces (smartphone ? tablette ? city-wall ?)… et en termes de représentations. Comment rendre lisible, donner un sens à la profusion des données urbaines ? Ce qui n’empêche pas d’en chercher d’autres, notamment subjectives ! »

Le dossier traite évidemment de jeux vidéo – on ne se refait définitivement pas ! Pour prolonger la question sur pop-up urbain :

  • La page Ludotopies, qui recense quelques ressources originales sur ce vaste sujet qu’est la représentation de l’espace dans les jeux vidéo. Je n’ai pas eu le temps d’avancer (mea culpa temporel), mais ça ne saurait tarder.

Les dossiers Chronos n’étant pas commentables, je vous invite à faire part de vos réactions ici !

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Comment le jeu vidéo peut-il inspirer nos outils de navigation ? Reprenant Nicolas Nova, j’avais déjà évoqué la fonction « brouillard de guerre » face aux problématiques de la géolocalisation intrusive (Si les gamers cartographiaient le monde). C’est cette fois dans le domaine de l’info collaborative que l’on retrouve une déclinaison intelligente des principes vidéoludiques.

La mouvance Open Street Map, qui a démontré les vertus du collaboratif en matière de cartographie numérique, fait des émules sur smartphone. Afin de proposer un service de navigation entièrement gratuit, Waze a fait le pari d’une carte libre et donc, corollaire inévitable, produite et mise à jour par les usagers eux-mêmes1.

Une belle initiative… si l’on met de côté le défunt Dash, qui s’y était déjà essayé sans trouver le chemin du succès. C’est ici qu’intervient la boule jaune et frugivore la plus célèbre du globe.

Pacman_by_mscorley

Waze s’inspire clairement de Pacman. Simple délire de geeks ? Que nenni. Bien au contraire, l’image de Pacman trouve toute sa pertinence dans la logique d’émulation communautaire imaginée par Waze, et qui sous-tend le succès du processus collaboratif – et donc la pérennité économique de Waze, qui revend ces données à des tiers.

Ainsi, chaque route non cartographiée se recouvre de petits points (des cookies) que le conducteur pacmanisé pourra « manger » (munch)… augmentant du même coup son « score collaboratif ». Car la communauté Waze s’émule à coups de highscores et de rankings, qui rendent compte de l’implication d’un conducteur dans la co-production du service (en participant activement ou passivement à la mise à jour du fond de carte, ou en reportant des accidents). Oui, c’est primitif. Mais ça marche.

wazebigger-pacman

Histoire d’animer sa communauté d’apprentis cartographes, les responsables de Waze proposent même des concours en répartissant des bonus (road goodies) aux endroits restés non-cartographiés. Mangez des cerises et vous ferez des heureux.

Cette émulation ludique ne se limite par à la complétion du fond de carte. Waze propose en effet aux usagers de reporter, par simple clic sur l’écran tactile, une perturbation ou un accident rencontré sur la route. Evidemment, les meilleurs contributeurs sont mis en avant sur le scoreboard. Ayant réalisé mon mémoire sur l’information collaborative dans les transports en commun, je ne peux qu’être séduit par un tel « gameplay », surtout lorsque l’on sait la difficulté à fidéliser les contributeurs dans un processus collaboratif.

L’idée que les principes (vidéo)ludiques puissent se décliner dans le « monde réel » est aujourd’hui une évidence (Ludifier la ville. Réechanter l’urbain). Waze est évidemment un superbe exemple, tout comme Foursquare en termes de données urbaines (« pas seulement un jeu, mais un city-guide » pour le NYTimes). On peut en imaginer d’autres : économies d’énergies (j’en parlais ici), vie citoyenne, etc… Je sais aussi que mes futures ex-collègues de chez Chronos planchent sur un projet de jeu en faveur de mobilités plus durables, Ma Micro Planète, que je ne manquerais évidemment pas de relater dans ces colonnes ;-)

Bref, si vous n’êtes toujours pas convaincu(e) du potentiel des jeux vidéo dans le renouvellement des outils et pratiques de la ville, je ne peux plus rien faire pour vous… si ce n’est revenir avec d’autres exemples dans un prochain billet ! ^^

  1. Note : Waze s’est d’abord développé en Israel en produisant intégralement son fond de carte. Sa déclinaison aux USA se repose quant à elle sur un fond de carte fédéral, certes complet mais assez imparfait. C’est ici que les road goodies (cf. texte) présentent tout leur intérêt. []

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