Archives pour la catégorie “Hacking”

Le quai de métro fait partie de ces innombrables objets urbains sur lesquels l’innovation ne se penche que trop rarement. Il y aurait pourtant fort à faire dans ces espaces tellement spécifiques, et dans le même temps particulièrement génériques (quelques exemples à travers le monde). Parce qu’ils sont une sorte de rue à l’échelle réduite, les quais de métro se révèlent en effet d’intéressants laboratoires pour inventer l’espace public urbain de demain. Encore faut-il se pencher d’un peu plus près sur ces quais, qui traversent les décennies sans jamais prendre de rides.

Droit d’inventaire

Le quai de métro se prête volontiers à l’innovation. Le grand nombre de contraintes qui pèsent sur ces portions de territoire explique cela : espace souterrain et particulièrement restreint, dangerosité des voies, densité de population et variabilité de l’affluence… autant de facteurs qui obligent à trouver des solutions toujours plus créatives.

State St. Subway Chicago (1941)

Pour mieux le comprendre, il apparaît nécessaire de faire l’inventaire de tous les équipementsqui parsèment un quai de métro, des plus rigides (compteurs électriques, téléphones de sécurité, panneaux d’informations…) aux plus agiles (distributeurs de boissons, poubelles…), en passant par le mobilier évolutif et potentiellement modulable (bancs et sièges à l’empreinte variable, installations éphémères…). A chacun de ces équipements correspond en effet un problème précis, auquel répond une solution innovante.

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Au fil de l’été, Rue89 a recensé « 100 bonnes idées à importer », envoyées par des lecteurs exilés et égrainées dans un joyeux pot-pourri destiné à dénicher « des solutions originales aux problèmes économiques, politiques ou de la vie quotidienne. » Une ambition louable et rondement menée, même si l’on regrette un côté fourre-tout.

Il y a pourtant quelques exemples inspirants à piocher parmi ces innovations « tactiques » : légères à mettre en place, peu coûteuses, et avant tout fondées sur le « bon sens » plutôt que sur l’innovation à tout prix… Voici notre sélection qui pourrait inspirer des solutions aux problématiques urbaines de tous les jours, autour de quatre grandes thématiques. Car c’est ainsi que se construit l’innovation : par inspirations, itérations et imitations.

  • Le taxi, laboratoire de la voiture servicielle
  • Vers une rue modulaire
  • Les transports publics, parent pauvre de l’innovation ?
  • Le voyageur léger

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« Il y a tous les jours des figures à faire,
Laisse-les flotter  librement dans les airs.
Tu inventes ton trick global :
Tu veux faire de ta vie une figure totale… »

C’est officiel, on a trouvé notre hymne. Hackée, conne et braillarde : la ville telle qu’on l’adule.

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Le géant de l’industrie vidéoludique Ubisoft nous a agréablement surpris la semaine dernière en mettant en ligne le site promotionnel “We are Data” pour préparer la sortie prochaine du jeu Watch Dogs, porte-drapeau de l’hacktivisme urbain. Le plus étonnant dans cette campagne réside dans l’appropriation, par des professionnels du jeu vidéo, d’une problématique dont les rênes sont presque exclusivement tenues par des experts urbains (urbanistes, collectivités, opérateurs…). Ainsi, Ubisoft débarque intelligemment dans une sphère qui n’est pas la sienne : on ne peut que louer cette initiative neuve et pleine de fraîcheur.

Watch Dogs game

Watch Dogs, reflet du réel

Pour rappel, Watch Dogs met en scène Aiden Pearce, un pro de l’informatique en fuite qui se balade dans Chicago en hackant tout ce qui bouge. La ville est d’ailleurs un personnage à part entière : Watch Dogs raconte l’histoire d’une Smart City hyperconnectée, miroir à peine déformant des mutations que sont en train de vivre nos villes. Plus proche de la réalité que d’une dystopie fictive, les développeurs du jeu ont pour ambition de faire prendre conscience aux joueurs de la manière dont sont traitées les informations inhérentes à l’espace urbain, et les problématiques éthiques et politiques que cela soulève. L’essayiste américaine Annelee Newitz les a particulièrement bien explicité, en commentant les récentes révélations sur l’espionnage du gouvernement américain :

“Nous sommes passés de rêver d’un monde [dystopique] qui pourrait être réel, à accepter que nos rêves sont de dures réalités. [...] Notre sphère publique est aujourd’hui plus interprétable que jamais, grâce aux milliers de couches de données qui se sont installées telles des sédiments sur toute la surface de nos vies sociales. Et ce sont ceux qui ont le plus de pouvoir qui décident de ses interprétations. Or, pendant que nous ne regardions pas, la sphère publique est devenue l’objet d’une nouvelle interprétation [celle de la surveillance généralisée].”

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On connaissait JCDecaux et son modèle économique iconoclaste, consistant à offrir aux collectivités un mobilier urbain pouvant accueillir de la publicité. Il faudra maintenant compter avec IBM feat. Ogilvy, auteur d’une superbe variante : la publicité qui sert aussi de mobilier urbain… Youplaboum !

Créé pour promouvoir le concours People 4 Smarter City, le concept se décline donc en trois exemples aussi simples qu’efficaces : un banc public, un abri anti-pluie, et une rampe d’accès pour escaliers. Bref, du mobilier urbain répondant à quelques besoins primaires des citadins nomades ; d’autant plus utile que les collectivités rechignent à investir pour de tels dispositifs, pourtant peu coûteux (cf. La ville en marches).

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Qui veut la peau de la cabine téléphonique ? Symboles emblématiques de notre passé pré-connecté (illus. #1/2), les cabines téléphoniques semblent aujourd’hui n’avoir qu’un seul destin autorisé : l’abattoir (illus. #3/4). “Les pièces détachées sont réutilisées pour réparer des biens dégradés ou elles sont recyclées”, explique-t-on chez France Télécom, qui a entamé la dépose des cabines dès 1997.

Quoi de plus normal, après tout ? Internet et surtout le téléphone portable sont passés par là, accélérant l’inexorable descente aux enfers de ces vénérables objets urbains (illus. #5). Devenues obsolètes (illus. #6) en quelques années à peine, nos bonnes vieilles cabines emportent avec elles leur odeur surannée…

Comme toute espèce en voie de disparition, les cabines ont leurs défenseurs zélés attirés par le goût du vintage (illus. #7). Entre cartographies, recensements, boutiques, ces passionnés prolongent l’existence de ces habitacles urbains (illus. #8/9). Et nous laissent du même coup réfléchir sur leur sort funeste. Plus que de simples machines à remonter le temps, les cabines sont de véritables hétérotopies : des espaces concrets, à la fois ouverts et cloisonnés, dans lesquels se projettent les imaginaires de nos sociétés.

A ce titre, les cabines sont un prétexte de choix pour évoquer les mutations contemporaines de la cité, et plus spécifiquement la question du mobilier urbain dans la ville connectée. Entre innovations et recyclages, entre imaginaires et détournements, ces créatures familières racontent une certaine histoire de la ville de demain.

Note : recherches et mise en image réalisées par Margot Baldassi

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