« Itinerrance » des parcours urbains : se perdre pour mieux découvrir (Chronos)

Le 11 mars 2014 - Par qui vous parle de , , , , , , ,

Avec le retour de la marche urbaine revient l’idée d’une « flânerie plaisir » en ville, trop longtemps oubliée au profit des flux contraints. Les technologies mobiles n’y sont pas étrangères. Il suffit, pour s’en convaincre, de relire le brillant état des lieux de la dérive numérique publiée il y a trois ans  par nos compères Urbain, trop urbain. Déjà à l’époque, les héritages entre les préceptes situationnistes de Guy Debord et ses compères (cf. Théorie de la dérive, 1956) montraient les potentiels de ces nouveaux « outillages de lecture urbaine ». Depuis, les choses ont à la fois beaucoup et peu changé.

De fait, cette résonance entre dérive et technologies mobiles s’est accentuée, portée par la démocratisation des-dites technologies et leurs potentialités croissantes. Dans le même temps, les applications en question se sont étoffées de nouvelles fonctions, s’éloignant parfois de leurs principes d’origine pour proposer des parcours plus construits, et peut-être plus « rationnels »…

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1 commentaire

  • À côté de cette « itinerrance » fournie par des applicatifs dédiés, ainsi que tu l’as très bien résumé, nous défendons pour notre part une marche de « transurbance ».

    Cette transurbance s’entend au premier sens défini par Francesco Careri et Stalker: l’itinérance à pied dans les territoires « chauds » de la suburbanité et de la zone (à l’opposition du territoire « froid » de la ville centre — voir Lévi-Strauss pour l’usage des adjectifs froid et chaud).
    Dans un second sens, la transurbance signifie un usage « low tech » de l’outil numérique, au sens où nous utilisons les applis de « tout le monde » (Facebook, Twitter, Instagram) pour documenter notre marche, avec toutefois pour finalité de « rééditorialiser » l’itinérance et d’écrire des chemins poétiques ou narratifs qui doublent la performance de la marche et en délivrent l’esprit.

    De sorte qu’entre « itinerrance » et « transurbance », il y a plus d’une opposition de vues, la principale étant sans doute dans le potentiel de subjectivation de la pratique de la ville grâce ou l’aide du numérique.

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