Le passage piéton, épicentre de la ville apaisée ? (Demain la ville)

Le 28 mars 2017 - Par qui vous parle de , ,

Il nous est si familier, qu’on en vient parfois à oublier qu’il est aussi crucial dans nos villes : c’est le passage piéton, bien sûr, dont les fameuses bandes blanches nous semblent presque intemporelles. Pourtant, celui-ci est aujourd’hui à l’épicentre d’une transformation majeure des territoires : avec l’essor de la « ville marchable », ces banals traits peints sur le bitume prennent une vocation bien particulière… et quasi révolutionnaire.

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Le passage piéton, territoire d’innovation

Cela n’aura en effet échappé à personne : nos villes traversent depuis quelques années à d’intenses turbulences dans le domaine des mobilités, liées au retour en force de la marche comme mode de déplacement à part entière (cf. notre triptyque sur le sujet à relire ici, et ). Logiquement, cet essor vient redéfinir le partage des voies, longtemps cédées à la toute puissante automobile. Cela n’est pas sans générer de nouvelles frictions entre les différents usagers de la rue (piétons, cyclistes, conducteurs et autres modes « bizarroïdes »), auxquelles les collectivités peinent à trouver des réponses optimales. Pour l’heure, les modèles se cherchent encore, allant de l’innovation « low tech » aux technologies les plus pointues.

En 2013, par exemple, la Mairie de Paris avait expérimenté des passages piétons d’un nouveau genre, afin d’accompagner la création de nouvelles « zones de rencontre » ; certains de ces passages sont d’ailleurs encore en place aujourd’hui. Alain Boulanger, responsable « Partage de l’espace public » à la direction de la voirie et des déplacements, nous avait ainsi expliqué l’intérêt de travailler plus particulièrement sur ces objets urbains, trop longtemps laissés en marge de l’innovation :

« Nous avons ainsi décidé de nous focaliser sur les marquages au sol, les études montrant qu’ils étaient beaucoup plus efficaces que les panneaux (seulement 10% sont perçus par les usagers). Les passages piétons paraissaient donc bien mieux appropriés aux zones 30 et de rencontre. D’une part, leur valeur réglementaire est assez forte, notamment pour les automobilistes. De l’autre, ils représentent un symbole sécuritaire indispensable aux yeux des piétons vulnérables. »

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