Nommer les rues : mutations et réappropriations (Demain la ville)

Le 2 décembre 2016 - Par qui vous parle de ,

S’intéresser à la question des odonymes – les noms de rue – est une manière passionnante d’aborder la fabrique des villes d’une part, et certaines frictions qu’elle abrite d’autre part. Mais c’est également le terrain opportun pour comprendre un certain nombre d’aspects urbains, de la pratique spatiale des habitants aux imaginaires auxquels elles se réfèrent. Dans les villes où chaque boulevard et chaque ruelle possèdent leur nom propre, le principe est ancien et avant tout fonctionnel. Il est notamment lié au système d’adressage à l’occidental, dont l’odonyme est une caractéristique essentielle. Ailleurs, le repérage urbain peut se faire de façon plus empirique et informelle, ou bien en se fondant sur des façons différenciées de découper et de nommer l’espace habité. Point de 5th Avenue ni de route 66 dans ces colonnes aujourd’hui, mais un petit tour historico-sémantique des sempiternelles questions qui se rapportent à ces (très sérieux) sobriquets urbains…

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La rue est un manuel d’Histoire qui s’ignore

Bien souvent, le patronyme de nos rues les plus anciennes se rapporte à des caractéristiques topographiques disparues, invisibles ou simplement obsolètes. Se répercutaient alors dans leur dénomination, certains éléments constitutifs de la rue en question au moment de sa création, ou de la ville en général. On pense alors à tout un tas d’attributs inspirants, de la présence de tel ou tel commerce à proximité, jusqu’à la forme de l’allée en question. De nos jours, la manière de nommer routes et sentiers a sans doute perdu de cet aspect tant historique que descriptif.

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2 décembre 2016

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