Ville intelligente : mais pourquoi est-elle aussi chiante ? (Stéréolux)

Le 3 avril 2014 - Par qui vous parle de , , , , , , , , , , , , ,

Smart par ci, smart par là : ces dernières années, la ville intelligente aura conquis l’espace public au sens littéral comme au figuré. Il ne passe pas une journée sans que l’on ne parle de la “smart city” dans les médias généralistes ou spécialisés (la preuve ici-même), et sans qu’une collectivité n’impulse un projet de “ville intelligente” à grands renforts de com’ et de partenariats public-privé.

Loin de nous l’idée de cracher sur la Smart City. Les principes théoriques et pratiques qui la définissent se justifient largement au prisme des réalités contemporaines. La ville est en effet loin d’être parfaite ; et s’il est possible de corriger certaines de ses dérives (congestions, pollutions, gaspillages, etc.) grâce au numérique, pourquoi s’en priver ? Le problème vient en réalité de ce que ses promoteurs entendent par “corriger” : dans leur bouche, comprendre “lisser”, voire “policer”.

C’est là une chimère presque aussi vieille que le numérique lui-même : la ville intelligente, qui n’est finalement que le dernier avatar des utopies urbaines, serait une ville parfaite et sans erreurs. C’est oublier que la ville est nécessairement chaotique, et que c’est précisément ce qui fait tout son sel. Le journaliste Xavier de la Porte le résumait parfaitement dans un plaidoyer en faveur d’une “ville intelligente qui soit aussi ignorante, affective et idiote”. On ne pourrait trouver mieux que ces trois termes, qui méritent toutefois une explication.

Lire la suite dans le dixième numéro de Stereolux, en version numérique ou papier :

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