Offre à saisir : ma ville à vendre

Le 29 octobre 2015 - Par qui vous parle de , , , ,

Peut-on vendre une ville comme on vend des tomates et des clémentines ? A en croire les prophètes du marketing territorial (ou city branding dans la langue d’Elton John), la réponse est indéniablement positive. L’idée, pour faire simple, est donc d’appliquer diverses techniques issues du marketing afin de rendre les villes plus attrayantes. Le simple fait que ce terme existe, et qu’il se soit plus ou moins popularisé ces dernières années, témoigne ainsi d’un changement de statut : longtemps cantonnée aux marges des grands enjeux citadins, la notion « d’identité urbaine » est progressivement devenu l’un des fers de lance d’une nouvelle conception de la sacro-sainte « attractivité territoriale ». Il ne s’agit alors plus seulement de rendre les villes plus « vivables », pour reprendre un autre terme un peu fourre-tout, mais aussi et surtout de mieux les vendre sur le grand marché des métropoles voisines ou plus lointaines. Objectif assumé : attirer populations, entreprises ou grands projets sur son territoire… plutôt que sur celui du voisin, si possible.

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En France comme ailleurs, le resserrement budgétaire des collectivités risque ainsi de rendre cette stratégie encore plus insistante, pour le plus grand plaisir des aficionados d’un territoire « brandé » à l’envi… Mais attention : la frontière entre le marketing et le boniment est somme toute assez ténue, et certains territoires s’y sont déjà coincé les doigts. Surtout, l’émergence de cette discipline soulève une problématique aussi évidente que cruciale : souhaite-t-on vraiment transformer nos villes en produits comme les autres ? Chacun y répondra comme il l’entend. Bien sûr, nous avons notre petit avis sur la question… mais notre mission est aussi d’observer les phénomènes qui composent la ville, quand bien même ils nous rendent quelque peu circonspect. Et logiquement, le marteking territorial est un incontournable du genre. La mise en scène des territoires est en effet un sujet de choix pour les amateurs d’imaginaires urbains que nous sommes, comme en témoigne la compilation d’archives suivante, qui vient clore ce longuet mois d’octobre.

Les amateurs d’Halloween y trouveront notamment deux articles à tendance horrifique, tandis que les coréanophiles y reconnaîtront certaines références de bon goût… Plus spécifiquement, l’utilisation des nouveaux supports interactifs aura titillé notre curiosité, à travers deux interviews frappées du sceau du transmédia. Evidemment, cette sélection serait incomplète sans un détour par le Japon, notre terre d’inspiration première… Bonne lecture !

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