Rêveries d’un passager solitaire. Existe-t-il poésie plus délicate que cette chorégraphie métallique, savamment exécutée par l’acrobate Autumn Burnette ?

La liste des onirismes ès transports publics ne cesse de s’allonger. De quoi fourbir quelques armes supplémentaires pour résister au chant des sirènes automobiles.

Pour aller plus loin :

- Sur les imaginaires érotiques appliqués aux transports publics : Métro bondé, métro bandant, évidemment.

- Quelques photos et vidéos sur le pole-dance de rue, et ses déclinaisons métropolitaines dont s’est peut-être inspirée Haley Wollens, réalisatrice de ce clip somptueux (via @_albin_)

- Dans la même tonalité *lounge*, on gardera un oeil sur les bus parisiens de Stan & Walter, qui rompent avec les codes traditionnels du bus-discothèque (souvent assez cheapos). Un imaginaire chic et cosy, qui dénote forcément avec ce qu’on a l’habitude de voir dans le bus… (mais qu’on aime bien malgré tout)

- Enfin, sur les rêveries métropolitaines et leur temporalité si particulière, n’oublions pas les enseignements de l’OuLiPo :

Un poème de métro est un poème composé dans le métro, pendant le temps d’un parcours.
Un poème de métro compte autant de vers que votre voyage compte de stations moins un.
Le premier vers est composé dans votre tête entre les deux premières stations de votre voyage (en comptant la station de départ).
Il est transcrit sur le papier quand la rame s’arrête à la station deux.
Le deuxième vers est composé dans votre tête entre les stations deux et trois de votre voyage.
Il est transcrit sur le papier quand la rame s’arrête à la station trois. Et ainsi de suite.
Il ne faut pas transcrire quand la rame est en marche.
Il ne faut pas composer quand la rame est arrêtée.
Le dernier vers du poème est transcrit sur le quai de votre dernière station.
Si votre voyage impose un ou plusieurs changements de ligne, le poème comporte deux strophes ou davantage.
Si par malchance la rame s’arrête entre deux stations, c’est toujours un moment délicat de l’écriture d’un poème de métro.

Et que vive le métro.

Une réponse à “Heureux qui, comme Alice, a fait un beau voyage en métro”
  1. beaucoup moins poétique et plus direct, tu as « bus is cool » de nos cousins danois avec la vidéo qui va bien
    http://www.adweek.com/news/advertising-branding/ad-day-midttrafik-143671

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