Cahier prospectif « Verticalités »

Les avis des experts, des professionnels et des habitants divergent quant à la verticalité des villes. On ne sait bien dire si cette dernière est souhaitable ou inévitable. Est-ce une solution pour re-densifier les villes, ou un leurre éphémère face à la croissance démographique exponentielle ? Ces questions sont d’autant plus importantes que la ville verticale existe déjà ci et là, et sous des formes diverses. Toutes ses facettes sont exploitées : le toit, les façades, les parties intérieures, escaliers et ascenseurs.

Sur une période de trois mois, Chronos et [pop-up] urbain vont rencontrer des experts, professionnels ou habitants, qui réfléchissent et vivent la ville à la verticale, à l’échelle française, européenne et internationale. Ces échanges nourriront un cahier prospectif, conçu comme un outil de compréhension et de communication de ces enjeux complexes, à destination des partenaires et de leurs contacts.

Pour en savoir plus, contactez Philippe Gargov ou Julie Rieg.

Nos ambitions

Six milliards, sept milliards… On peut tourner et retourner les projections démographiques dans tous les sens, le constat reste le même : nous serons nombreux, très nombreux, à vivre en ville dans les prochaines décennies. Trop nombreux ? Si l’on continue sur les modèles actuels, c’est certain. Et sauf à vouloir prolonger un expansionnisme périurbain jusqu’à bétonner chaque centimètre de terre encore vierge, la réponse à ce défi démographique passera – entre autres choses – par une extension verticale des territoires.

Qu’on ne s’y trompe pas : loin de nous, le fantasme de Babel et autres mythes aériens qui bercent l’imaginaire urbain depuis des millénaires. Loin aussi, l’image d’Epinal d’une ville saturée de gratte-ciels dont nous inonde la pop-culture contemporaine, de la Metropolis de Fritz Lang à sa mise à jour dans le Cinquième Élément. Non, l’heure est aux intelligences et à la créativité, qui exigent et impliquent de s’éloigner de ces représentations éculées. La ville haute n’est pas celle qu’on nous a vendue à travers les âges. Mieux, elle reste à inventer.

Sur les toits de Tunis, par Marie Marzloff

La question se pose alors en d’autres termes : dans quelle ville haute vivrons-nous, et dans quelle ville haute voudrons-nous vivre ? La verticalité n’est pas une fatalité, telle qu’une large partie de la discipline la considère actuellement. Elle peut, elle devra être façonnée, maîtrisée ou libérée, travaillée ou accompagnée, mais toujours avec en ligne de mire : la désirabilité. Cela implique de comprendre l’éventail des possibles vers lequels nous nous dirigeons, évidemment. Mais aussi de recenser les déploiements de créativité qui se développent à travers le monde, expérimentaux ou déjà éprouvés, afin de mutualiser les pratiques innovantes pour ainsi dépasser les modèles et représentations actuels. Ce sera l’objectif de ce cahier, à la fois prospectif et créatif.

Enjeux

En mêlant ces deux dimensions propres aux deux cabinets qui le portent, ce cahier vise à accompagner les acteurs responsables de la verticalité, qu’ils soient publics ou privés, dans leur démarche d’innovation et leur positionnement stratégique. Qu’il s’agisse de promoteurs immobiliers, d’opérateurs de transport, de bailleurs résidentiels, d’ascensoristes ou d’institutions du service public, la concrétisation croissante de la ville verticale leur impose en effet de nouveaux enjeux, dont certains sont encore mal appréhendés. Dans le même temps, cette nouvelle donne se déploie comme un terreau fertile d’innovation, permettant de façonner une ville plus durable, plus ludique aussi, et donc plus désirable.

L’immeuble rampant, par Léa Marzloff

Ce sera le fil rouge de ce cahier. A travers une sélection d’intervenants qualifiés qui, dans leur activité, ont à travailler avec – ou contre – la verticalité ; à travers une sélection de projets innovants qui traduisent la réalité des possibles qui seront évoqués, et donnent ainsi corps à ce que pourrait être une ville verticale et – nous assumons le paradoxe – désirable. Cette combinaison d’observateurs aguéris et de projets innovants résume les ambitions portées par ce cahier, au service des acteurs du territoire et donc, in fine, de leurs usagers. Ceux-ci interviendront sur un large panorama de sujets, toujours organisés autour des enjeux spécifiques qui caractérisent chaque « dimension » de la ville verticale.

Méthodologie et planning

Sur une période de trois mois, Chronos et [pop-up] urbain vont se plonger au coeur de la verticalité, à la rencontre d’experts, de professionnels et d’individus qui réfléchissent et vivent la ville à la verticale. Entretiens, reportages et veille seront les piliers de ce cahier. La matière récoltée et organisée sera designée ; le cahier sera un outil de communication pour ses parrains. Il leur permettra de partager leur vision avec leurs partenaires, de légitimer leur positionnement pour co-produire la ville verticale et d’identifier de nouvelles activités à développer sur ce secteur.

Ce cahier prospectif se veut le croisement de regards complémentaires et pluridisciplinaires. En totalité, dix experts seront mobilisés, une vingtaine d’initiatives seront présentées de manière synthétique ou approfondie, sans oublier les chiffres clés du secteur qui seront mis en avant. Ce cahier portera notamment sur les thématiques suivantes : le vivre-ensemble, le retour de la nature en ville, le lien au territoire, à sa densité, à son attractivité, le sport au quotidien, la politique des toits, etc.

Comment devenir partenaire de l’étude ?

Ce cahier prospectif est syndiqué et accessible en souscription au tarif de 5.000 euros par partenaire.

Pour en savoir plus, contactez Philippe Gargov ou Julie Rieg.

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