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	<title>Commentaires sur : Trackmania : quand la voiture s&#8217;auto-parodie</title>
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		<title>Par : Philippe Gargov</title>
		<link>http://www.pop-up-urbain.com/trackmania-quand-la-voiture-sauto-parodie/comment-page-1/#comment-5</link>
		<dc:creator>Philippe Gargov</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 21:38:52 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.pop-up-urbain.com/?p=107#comment-5</guid>
		<description>Merci beaucoup pour ces compléments !

La vision de Harvey Wiley Corbett [citée par Rem Koolhaas - merci de m&#039;avoir corrigé] résonne en partie avec celle de... Le Corbusier, justement, dans son Plan Voisin des années 20 (sur le sujet, lire ce joli &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/sciences/0101560659-le-grand-pari-de-le-corbusier&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;entretien fictif basé sur les écrits de Le Corbusier&lt;/a&gt;). On retrouve des idées finalement assez proches de celles que tu mets en avant (à relativiser quand même). &quot;Le sol n’est plus bâti que sur 5 %. Le reste est consacré aux grandes artères, aux garages de stationnement et aux parcs. Les parcs au pied des gratte-ciel font en réalité, du sol de cette nouvelle ville, un immense jardin&quot;. Un partage de l&#039;espace assez particulier !

Sur Futurama : excellent exemple, tu me coupes l&#039;herbe sous le pied :p
Je ferais un prochain billet sur l&#039;hyperfluidité des mobilités &quot;en tuyaux&quot;, que l&#039;on retrouve dans de nombreuses oeuvres des années 60-70... même Picsou !
On peut remarquer que &lt;a href=&quot;http://www.futurama-madhouse.com.ar/miscpics/New_New_York_Cityscape.jpg&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;la cityscape de &quot;New New York&quot;&lt;/a&gt; (le New York du futur dans la série) est remarquablement basse. Cette vision contraste avec le vertige des villes verticales, omniprésentes dans la SF (Coruscant dans Star Wars, Le Cinquième Element, etc...). 
Je crois que tu pointes du doigt l&#039;essentiel du problème dans ta conclusion. Peu de visions SF ont réussi, à ma connaissance, à concilier l&#039;hyper-verticalité urbaine avec un partage de l&#039;espace profitable aux piétons. De là à parler de villes horizontales, voire de villes souterraines... Il n&#039;y a qu&#039;un pas que je franchirais dans un prochain billet !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci beaucoup pour ces compléments !</p>
<p>La vision de Harvey Wiley Corbett [citée par Rem Koolhaas - merci de m'avoir corrigé] résonne en partie avec celle de&#8230; Le Corbusier, justement, dans son Plan Voisin des années 20 (sur le sujet, lire ce joli <a href="http://www.liberation.fr/sciences/0101560659-le-grand-pari-de-le-corbusier" rel="nofollow">entretien fictif basé sur les écrits de Le Corbusier</a>). On retrouve des idées finalement assez proches de celles que tu mets en avant (à relativiser quand même). &laquo;&nbsp;Le sol n’est plus bâti que sur 5 %. Le reste est consacré aux grandes artères, aux garages de stationnement et aux parcs. Les parcs au pied des gratte-ciel font en réalité, du sol de cette nouvelle ville, un immense jardin&nbsp;&raquo;. Un partage de l&#8217;espace assez particulier !</p>
<p>Sur Futurama : excellent exemple, tu me coupes l&#8217;herbe sous le pied :p<br />
Je ferais un prochain billet sur l&#8217;hyperfluidité des mobilités &laquo;&nbsp;en tuyaux&nbsp;&raquo;, que l&#8217;on retrouve dans de nombreuses oeuvres des années 60-70&#8230; même Picsou !<br />
On peut remarquer que <a href="http://www.futurama-madhouse.com.ar/miscpics/New_New_York_Cityscape.jpg" rel="nofollow">la cityscape de &laquo;&nbsp;New New York&nbsp;&raquo;</a> (le New York du futur dans la série) est remarquablement basse. Cette vision contraste avec le vertige des villes verticales, omniprésentes dans la SF (Coruscant dans Star Wars, Le Cinquième Element, etc&#8230;).<br />
Je crois que tu pointes du doigt l&#8217;essentiel du problème dans ta conclusion. Peu de visions SF ont réussi, à ma connaissance, à concilier l&#8217;hyper-verticalité urbaine avec un partage de l&#8217;espace profitable aux piétons. De là à parler de villes horizontales, voire de villes souterraines&#8230; Il n&#8217;y a qu&#8217;un pas que je franchirais dans un prochain billet !</p>
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		<title>Par : Nico</title>
		<link>http://www.pop-up-urbain.com/trackmania-quand-la-voiture-sauto-parodie/comment-page-1/#comment-3</link>
		<dc:creator>Nico</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 20:26:16 +0000</pubDate>
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		<description>Je me permets d’ajouter quelque chose pour approfondir ce sujet. Il est vrai que la question de la coexistence des modes est plus que jamais d’actualité, mettant le piéton au centre du monde urbain ( conséquence probable d’une valorisation du « tout-écolo », la ville doit être durable, respectueuse, CO2 free… ).

Cependant la question elle-même n’est pas nouvelle et a toujours fait débat. En 1941, Le Corbusier publiait la « Charte d’Athènes », dans laquelle il préconisait, à propos de la cohabitation voitures/piétons, une « modification radicale : les vitesses du piétons, 4 km à l’heure, et les vitesses mécaniques, 50 à 100 km à l’heure, doivent être séparées. Les habitations seront éloignées des vitesses mécaniques, celles-ci étant canalisées dans un lit particulier alors que le piéton disposera de chemins directs ou de chemins de promenade lui étant réservés. »

On retrouve une idée assez proche dans le dessin-animé science-fictionel &quot;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Futurama&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Futurama&lt;/a&gt;&quot; (Matt Groening), où il est rare d&#039;apercevoir une voiture sauf lorsqu&#039;il est question de références à peine masquées (en vrac, Star Wars, Back to the Future, des films de teenagers avec des voitures possédées dedans...). Les piétons, au centre du dispositif urbain, se déplacent grace à des tubes à air comprimé, permettant de rejoindre deux points si rapidement que la voiture devient obsolète.

Dans registre différent, l’architecte Harvey Wiley Corbett (théoricien de Manhattan et du gratte-ciel, professeur à l’université de Colmbia) proposait dès 1923 des cheminements surélevés et bordés d’arcades. « Le niveau du sol – pour l’instant livré au chaos des modes de transport les plus divers – serait progressivement rendu tout entier à la seule circulation automobile (…) Au second niveau, les piétons empruntent des cheminements en arcades intégrés aux édifices et formant, des deux côtés des rues et des avenues, un réseau continu, relié par des passerelles. » (Delirious New York, Rem Koolhaas)

L&#039;idée ici n&#039;est plus de protéger le piétons ou d&#039;en faire l&#039;utilisateur privilégié de la Ville, mais bel et bien de l&#039;évincer des réseaux principaux, permettant ainsi &quot;d&#039;augmenter la capacité automobile de 700%&quot;. On imagine sans peine la ville de demain suivant ce genre de principe, on l&#039;aperçoit même dans le film de Luc Besson, Le cinquième Elément (1997) dans lequel des modes de transport multiples se côtoient (voitures et même bateaux volants, train verticaux, etc.) un seul à disparu : le piéton !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je me permets d’ajouter quelque chose pour approfondir ce sujet. Il est vrai que la question de la coexistence des modes est plus que jamais d’actualité, mettant le piéton au centre du monde urbain ( conséquence probable d’une valorisation du « tout-écolo », la ville doit être durable, respectueuse, CO2 free… ).</p>
<p>Cependant la question elle-même n’est pas nouvelle et a toujours fait débat. En 1941, Le Corbusier publiait la « Charte d’Athènes », dans laquelle il préconisait, à propos de la cohabitation voitures/piétons, une « modification radicale : les vitesses du piétons, 4 km à l’heure, et les vitesses mécaniques, 50 à 100 km à l’heure, doivent être séparées. Les habitations seront éloignées des vitesses mécaniques, celles-ci étant canalisées dans un lit particulier alors que le piéton disposera de chemins directs ou de chemins de promenade lui étant réservés. »</p>
<p>On retrouve une idée assez proche dans le dessin-animé science-fictionel &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Futurama" rel="nofollow">Futurama</a>&nbsp;&raquo; (Matt Groening), où il est rare d&#8217;apercevoir une voiture sauf lorsqu&#8217;il est question de références à peine masquées (en vrac, Star Wars, Back to the Future, des films de teenagers avec des voitures possédées dedans&#8230;). Les piétons, au centre du dispositif urbain, se déplacent grace à des tubes à air comprimé, permettant de rejoindre deux points si rapidement que la voiture devient obsolète.</p>
<p>Dans registre différent, l’architecte Harvey Wiley Corbett (théoricien de Manhattan et du gratte-ciel, professeur à l’université de Colmbia) proposait dès 1923 des cheminements surélevés et bordés d’arcades. « Le niveau du sol – pour l’instant livré au chaos des modes de transport les plus divers – serait progressivement rendu tout entier à la seule circulation automobile (…) Au second niveau, les piétons empruntent des cheminements en arcades intégrés aux édifices et formant, des deux côtés des rues et des avenues, un réseau continu, relié par des passerelles. » (Delirious New York, Rem Koolhaas)</p>
<p>L&#8217;idée ici n&#8217;est plus de protéger le piétons ou d&#8217;en faire l&#8217;utilisateur privilégié de la Ville, mais bel et bien de l&#8217;évincer des réseaux principaux, permettant ainsi &laquo;&nbsp;d&#8217;augmenter la capacité automobile de 700%&nbsp;&raquo;. On imagine sans peine la ville de demain suivant ce genre de principe, on l&#8217;aperçoit même dans le film de Luc Besson, Le cinquième Elément (1997) dans lequel des modes de transport multiples se côtoient (voitures et même bateaux volants, train verticaux, etc.) un seul à disparu : le piéton !</p>
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