Archives pour octobre 2010

Je ferai un très mauvais père : croyez-le ou non, mais j’ai oublié l’anniversaire de mon « bébé » pop-up urbain ! Car oui, ce blog vient de fêter sa première année d’existence :-) Plus exactement, il fête aujourd’hui ses 1 an et 9 jours, puisque le premier billet officiel date du 20 octobre ; mais ce n’était qu’une petite Intro destinée à présenter le fil rouge du site (= la pop-culture dans tous ses états).

Le premier véritable billet d’analyse n’arriva que 5 jours plus tard, consacré à Trackmania : quand la voiture s’auto-parodie [qui ouvrait d'ailleurs une série de billets consacrés aux liens entre marketing automobile et jeux vidéo, de loin mon sujet favori ! ]

Un an que ce blog se construit lentement mais sûrement, propageant la Bonne Parole pop & geek sur la Toile :

  • via Twitter, d’abord (@PhilippeGargov)
  • depuis quelques mois sur Facebook (cf. la « like box » qui trône à droite de cet article)
  • et depuis quelques semaines sur Delicious, histoire de vous faire partager les liens croustillants glanés au fil de ma veille ! [Note du 30/10 : je viens de référencer le 200e article : champagne² !]
  • sans oublier quelques billets repris sur Owni & Owni Sciences, ainsi que sur Knowtex. Merci aux demoiselles coupables, qui se reconnaîtront ;-)

{ Cliquer ici pour lire la suite découvrir le top 10 des billets les plus lus… avant de trinquer ensemble ! }

Comments Un commentaire »

Le « pouvoir de révélation » de la culture populaire n’en finit pas de me surprendre, alors même que j’ai choisi d’en faire mon métier (et donc le fil rouge de ce blog). Le dernier exemple en date provient de la série Community1, plus précisément de l’épisode S02E04 : Basic Rocket Science2

Dans cet épisode, une parodie d’Appolo 13, les principaux personnages se retrouvent après moult péripéties en rase campagne, incapables de savoir où ils sont… mais devant impérativement être retrouvés par leur université, avec qui ils sont en communication. Ces derniers leur demandent alors ce qu’ils distinguent par le hublot (Abed : « What do you see, gang ? »).

Alors que l’on s’attend à une scène classique dans laquelle les personnages tenteraient de faire comprendre leur localisation par indices (« je vois une vache / un relief montagneux », ou ce genre de choses déjà vues et revues ailleurs), le personnage principal s’approche du hublot… et sort son smartphone, avant d’annoncer dans un silence religieux : « We are in… Coldwater ».

{ Cliquer ici pour lire la suite, et vous faire à l’idée que nous sommes officiellement des cyborgs. }

  1. aka « la meilleure comédie de la saison 2009-10″, selon Perdusa (qui a toujours raison). []
  2. Un épisode qui devrait plaire aux amis d’(e)space & fiction ! :-) En bonus, quelques scènes comiques autour de cartes routières ! []

Comments 2 commentaires »

[ Pour ceux qui ne le savaient pas, j'ai récemment passé quelques semaine en Bulgarie, terre de mes ancêtres et de St Kostadinov (sisi la famille). Deux semaines principalement occupées à traîner ma carcasse et mon regard d'apprenti urbaniste à travers les rues sofiotes, histoire de partager avec vous un peu de cette urbanité au goût bulgare ! ]

La Bulgarie sent la mort. Ouais, c’est dur, mais c’est comme ça : la Bulgarie se meurt à petit feu, aux côtés de la mère-Russie et de quelques autres pays du coin (cf. l’excellent dossier de Courrier International : « Quand la Russie disparaîtra ») :

Mon papa a définitivement quitté la Bulgarie en 1985. Coïncidence ? Je ne pense pas :))

La Bulgarie sent la mort, ou plus exactement : la Bulgarie respire la mort, à pleins poumons. Car la coutume bulgare semble prendre un malin plaisir à afficher sur ses murs les témoignages de la mortalité nationale : portes d’entrées ou poteaux électriques : n’importe quel fragment de la ville est susceptible de se voir ainsi tagué par les photos de tel ou tel voisin mort il y a une semaine ou une année. Une poignée de fantômes vous accompagnera ainsi en permanence dans vos déambulations quotidiennes. Histoire de se souvenir que le petit vieux du 3e, celui qui prépare la meilleure rakia du quartier, va lui aussi bientôt y passer… :-|

{ Cliquer ici pour lire la suite et voir des morts. Vous êtes prévenus. }

Comments 7 commentaires »

Il aura donc fallu attendre l’été 2010 pour que l’une de mégalopoles les plus influentes du globe se décide enfin à se doter d’un système de mobilités durables digne de ce nom. De quelle ville parle-t-on ? Mais de LEGO City, bien sûr !

Car la capitale mondiale des bonshommes à tête jaune était jusque là doté d’un système de transports en commun que l’on qualifiera, pour être poli, d’assez sommaire – malgré un réseau ferroviaire relativement correct, toutefois principalement exploité par le fret. Il suffit de jeter un oeil aux précédentes versions de LEGO City (dans la Bible qu’est le LEGO Collector, par exemple) pour mesurer l’omniprésence de la voiture individuelle dans l’écosystème de mobilité de la ville. Quelques vélos viendront évidemment donner à ces images ce petit air « so danish » qui fait le charme des LEGO, mais le fait est là : LEGO City, officiellement fondée en 1978, est un pur produit de notre fin de siècle, dévouée aux vroum-vroums vrombissants. A jamais ? Rien n’est moins sûr. Il y a un peu moins d’un an, j’écrivais justement :

« L’imaginaire urbain des Lego est paradoxal. Malgré ses origines danoises, le durable occupe une part encore limitée des constructions, où les voitures individuelles restent la norme. Mais qui sait, peut-être LEGO City fermera-t-elle un jour son centre-ville aux automobiles ! »

{ Cliquer ici pour lire la suite, et voir son enfance voter Noël Mamère }

Comments 3 commentaires »

[Note de Philippe Gargov : vous avez sous les yeux le premier billet *officiel*1 proposé par un contributeur extérieur. Je ne vous cache pas mon plaisir de voir pop-up urbain s'ouvrir à d'autres plumes que la mienne !

Philippe Hurtaux est actuellement étudiant en master AUDT à l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de Lille. En plus de porter le prénom le plus classe du monde (^^), vous pourrez constater à la lecture de son excellent billet combien lui et moi sommes sur la même longueur d'onde(s)... (plus d'explications en fin de billet) ;-)

En vous souhaitant une excellente lecture,
Philippe Gargov]

———–

Premier post, premier sujet engagé ! C’est du sérieux : car « après les pigeons, les problèmes d’épanchement d’urine sur la voie publique sont l’autre grand fléau de salubrité publique des villes, particulièrement celles ayant développé une activité nocturne » ! Le blog Innov’ in the City nous rapporte donc la solution proposée par la société hollandaise Urilift : des urinoirs ascenseurs !


{ Cliquer ici pour lire la suite, et débattre des vertus de l’urine en ville }

  1. Le seul précédent, un billet de Game A, ayant été originalement publié sur son blog, La faute à la manette []

Comments Pas de commentaire »

Comment partager avec le grand public les concepts parfois complexes de la géographie ? Le processus de gentrification d’un quartier ["boboïsation" en mauvais français, ou "embourgeoisement" en un peu mieux français mais guère plus convaincant] est l’un de ces objets d’étude géographiques dont il est parfois difficile de rendre compte, tant dans ses origines que dans ses conséquences. Surtout, comment rendre palpable les conflits larvés souvent induits par la gentrification d’un territoire ?

Les « placemakers » néerlandais du collectif Gulfstromen en sont bien conscients, et c’est sûrement pour pallier ce déficit qu’ils ont imaginé cette animation d’inspiration 8-bit présentant un jeu (fictif) au nom évocateur : « Gentrification Battlefield »

Délectable, n’est-ce pas ? Comme l’expliquent les auteurs du « jeu » sur The Pop-Up City (think-tank dont ils sont les initiateurs),

« To give insight in how the gentrification evolves, we decided to present the process as if it were a battle. In collaboration with animator Coen Rens we created the official Amsterdam-Noord Gentrification Battlefield Map. The result is an animation which shows a simulated isometric real-time-strategy game where the old and new inhabitants are fighting over possession of the land. »

{ Lire la suite pour choisir son perso de départ, entre Timo le druide-hipster ou Canta l’elfe du quartier }

Comments Pas de commentaire »