Archives pour mars 2011

[ Avant-propos : On sort la trousse à pharmacie pour ce dixième URBAN AFTER ALL :-) Le lien original est à lire par ici, et c'est par là pour nous suivre sur facebook ! Les chroniques précédentes :

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La ville est un Homme comme les autres, pourrait-on écrire, à en juger par la profusion de métaphores corporelles utilisées pour décrire l’espace urbain. On finirait presque par oublier que cette humanisation de la ville (et le titre de cette chronique en est un clin d’œil) va dans les deux sens. Si la ville a bien un “cœur”, des “poumons” et un “cerveau”, c’est qu’elle a aussi des “rides”, des “cicatrices” et des “cancers”. Certaines “blessures” sont d’envergure, et les collectivités s’acharnent depuis toujours à les “soigner” à coups de grands travaux et ravalements de façade.

Mais la majorité ne sont souvent que de “petits” bobos : accrocs dans le bitume, problèmes de voirie, bancs cassés ou monceaux de poubelles non retirées (un groupe Flickr leur est dédié ; quelques autres exemples capturés par Nicolas Nova). Problème : bien que relativement mineurs, ce sont justement ces incidents qui contribuent à alimenter tension et frustration chez les citadins qui se les coltinent au quotidien. Le designer (et spécialiste de la ville numérique) Adam Greenfieldrésume la situation en une simple formule : “cities are all about difficulty

Malheureusement, les collectivités ne sont pas en mesure d’intervenir sur ces bobos bénins, non pas faute de moyens (quoique…), mais surtout faute de signalement. Il serait en effet bien difficile voire impossible, pour une collectivité, d’observer avec minutie chaque recoin de l’espace urbain. La solution est donc toute trouvée : mettons à profit “l’intelligence collective” qui caractérise les villes. Et si c’était les citadins, justement confrontés au quotidien à ces blessures hyperlocales, qui se chargeaient de faire remonter les informations ? Après tout, on n’est jamais si bien servi que par soi-même.

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Pour continuer dans la série « Jusqu’où ira le marketing urbain ? » (voire ici et , mon sujet du moment), voici Crashvertise :

(vidéo partagée par l’ineffable Urbain trop urbain via Twitter)

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[ Avant-propos : Ouvrez grand les oreilles pour ce neuvième épisode d'URBAN AFTER ALL ! Le lien original est à lire par ici, et c'est par pour nous suivre sur facebook ! Les chroniques précédentes :

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Peut-on comprendre l’espace urbain d’aujourd’hui en s’intéressant aux formes musicales qui émergent en son sein ? C’est une question qui intéresse depuis un certain temps les sociologues et autres chercheurs en cultural studies. Des travaux ont ainsi abordé l’importance du jazz dans les années 60, du hip-hop dans les années 70-80 et de la musique électronique dans les années 90.

Il est cependant intéressant d’observer des formes plus récentes et de décrypter ce qu’elles révèlent sur l’urbanité en ce début du 21e siècle. Parmi les formes actuelles, c’est le dubstep qui m’intéresse en particulier car il témoigne d’un double rapport à l’espace urbain. Il est d’une part un pur produit de son environnement de naissance (la ville occidentale postmoderne) mais il vient aussi altérer nos perceptions pour former une urbanité originale.

Lire la suite sur Owni.fr, le casque vissé sur les oreilles !

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La ville moderne a-t-elle une dent contre l’automobile ? C’est en tous cas ce que semblent exprimer une nouvelle tendance des jeux de courses automobiles, qu’IG Magazine #12 résumait en une phrase (sous la plume de Bounthavy, p. 62) :

« Après le survival horror, voici le survival racing ! »

Autrement dit : alors qu’elle n’était hier qu’un décor passif, la ville devient un ennemi à part entière dans les jeux de courses modernes. C’était le cas avec Split/Second Velocity, sorti au printemps dernier, et dont j’avais longuement parlé ici. C’est d’ailleurs avec une fierté non dissimulée que j’ai relu mes « prédictions » sur le sujet ^^

« Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a quelque chose de symptomatique dans ce renversement des imaginaires [dans les campagnes Nissan "Urban Proof", et dans Split/Second Velocity] : il ne s’agit plus de plier la ville à l’automobile, mais bien de réussir à lui survivre. [...]

Split/Second Velocity n’est pas le premier jeu à exploiter l’environnement urbain, mais c’est à mon avis le premier à mettre autant en scène l’hostilité de la ville elle-même. J’y vois un signe des temps, une odeur de fin de règne que la voiture ne lâchera pas de si tôt. [...] A n’en pas douter, Split/Second ne sera pas le dernier à explorer ces nouveaux horizons automobiles. »

Presque un an plus tard, force est de constater que la tendance se confirme. C’est au tour de Motorstorm Apocalypse de prendre la relève en immergeant le joueur… en plein tremblement de terre métropolitain ! A vous les rodéos endiablés sur buildings tremblotants et ponts ondulants, le tout en évitant les attaques de métros vagabonds…

D’accord, ce n’est pas forcément très malin de sortir ça à quelques jours d’un des plus grands séisme du globe (et cela en dit long sur l’insolence de l’imaginaire automobile), mais avouez que ça en jette !

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[ Avant-propos : Et voici le huitième épisode d'URBAN AFTER ALL :-) Le lien original est à lire par ici, et c'est par là pour nous suivre sur facebook ! Les chroniques précédentes :

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Ces dernières semaines ont relancé un éternel débat : faut-il en finir avec la pollution visuelle que nous impose la publicité aux abords et dans les centres de nos villes ? Deux exemples témoignent de cette actualité, à quelques jours d’intervalle. Au Ministère de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet annonce fièrement “la fin des couloirs publicitaires dans les entrées de ville” dans un communiqué relatif au projet de “décret portant sur la réglementation nationale de la publicité, des enseignes et des préenseignes”, mis en consultation publique jusqu’à vendredi dernier.

De même, la révolte gronde dans à Paname, qui souhaite réduire de 30% l’affichage publicitaire des rues de la capitale. Des annonces qui n’étonneront personne, et qui ne devraient d’ailleurs pas rencontrer grande résistance auprès des citoyens, qui (il me semble) n’en peuvent plus de cette fameuse “France moche” que dénonçait (non sans troller) Télérama l’an dernier.

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J’ai eu le plaisir d’animer jeudi dernier un atelier créatif dans le cadre du séminaire « Culture Numérique » de SciencesPo Rennes, à l’invitation de Christophe Cariou que je re-remercie chaleureusement. Ayant reçu carte blanche, j’ai choisi de faire travailler les élèves sur l’éditorialisation de la « ville hybride » par ses habitants (cf. les « folksotopies »)… et ce, autour de deux problématiques bien spécifiques : Eros & Thanatos,  le sexe & la mort… (hihi !)

L’objectif de l’atelier : conceptualiser des « médias urbains » (mobiliers connectés, applications mobiles, etc.) participant à la construction de nouvelles urbanités, évidemment en rapport avec ces deux champs d’investigation ;-)

Voici la présentation que j’ai donné en introduction de l’atelier, afin de présenter 1. le contexte de la ville hybride / 2. les problématiques du sexe et de la mort sous le prisme de cette ville hybride. Je me suis dit qu’il serait bête de ne pas la partager… Par contre, je dois avouer que la majorité des slides ne sont pas « compréhensibles » sans la présentation qui va avec. Je vous ai donc rédigé un rapide résumé qui devrait vous permettre de voir (en gros) comment j’ai déroulé le sujet. PS : vous pourrez aussi trouver les sources de chaque article / illustration dans les commentaires de la version .ppt, téléchargeable ici. En bonus, quelques photos des productions étudiantes :-)

PS : je reviendrai très prochainement en détail sur cette fameuse « thanatopraxie » digitale dans l’espace urbain, car le sujet me tient à coeur

Evidemment, si vous êtes intéressés par un tel atelier, n’hésitez pas à me contacter :-)

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