Archives pour septembre 2011

Si l’on résume :  marche (jogging) > skate > scooter > moto (x2) > voiture > bolide > ??? > marche !

Quelques commentaires rapides, tant ce clip rebondit à merveille sur de nombreux points évoqués ici.

Alors que cette succession aurait pu laisser croire à un éloge des modes motorisés, la fin du clip pointe du doigt la vanité du culte de la vitesse ; en filigrane, il rappelle que tout individu « motorisé » reste aussi et surtout un piéton, au final… Pas forcément très subtil, mais rafraîchissant dans un univers rapologique prompt à se laisser séduire par le chant des sirènes automobiles

On regrettera juste que le vélo soit complètement absent du clip (malgré sa présence relative dans la culture hip-hop), témoignant sûrement de son absence générale dans l’imaginaire collectif des mobilités… Mais c’est quand même un comble pour un clip réalisé par une boîte baptisée « La petite reine » ! ;-)

On remarquera aussi, sur cette image, comment Orelsan détourne avec intelligence l’imaginaire de l’homme « augmenté » – loin des clichés techno-gadgeto-kitchs que l’on a l’habitude de voir dans les clips prétendument futuristes.

Un simple smartphone scotché sur le bras (c’est donc du DIY ?), il n’en faut pas plus pour attester la concrétude de l’homme-cyborg - grâce à quoi il jongle entre les modes. La fin d’un imaginaire exhibitionniste de la mobilité augmentée ?

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Vue au Musée de la BD de Bruxelles, cette superbe planche de Broussaille dans Les Baleines Publiques, par Frank et Bom (1987) :


Dans la dernière bulle :
« Ah ! Le poisson-chat de la ligne 14 ! Bondé, comme d’habitude !!.. »

Au-delà de sa qualité graphique et onirique, cette planche fait directement écho à un imaginaire urbain autour duquel j’essaye de travailler : la ville aquarium comme imaginaire d’une ville hybride à ce point baignée dans le « flux » qu’elle en devient « liquide » (poke @Emile Hooge ;-)

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Gare de Bruxelles-Midi. Un piano est installé à la sortie du Thalys pour cinq concerts in situ qui seront donnés dans la semaine par la compositrice Mathilde Renault.

Un coup d’oeil à droite, un coup d’oeil à gauche : pas de sécurité ? C’est parti pour un concert improvisé dans la ferveur d’une gare qui s’en contre-fout.

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[Billet d'humeur] Ce n’est pas la première fois que les publicitaires recyclent directement l’imaginaire de la révolte sociale. On se souvient notamment des campagnes Leclerc de 2005, qui piochaient allègrement dans les affiches de Mai 68 (ici, ou , ainsi que la réponse de Michel-Edouard himself). Certains parlent de second degré, d’autres de nostalgie soixante-huitarde… Cynique, mais juste que là rien de bien méchant.

On franchit par contre un palier, et pas forcément dans le bons sens, avec les trois campagnes suivantes qui s’inspirent plus ou moins directement de l’imaginaire de la révolte sociale urbaine (pléonasme ?), et notamment du versant artistico-militant qui les accompagne.

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Les deux premiers spécimens partagent un même amour pour les collages et pochoirs revendicatifs. Exemple avec cette publicité promouvant… la police néo-zélandaise, il fallait le faire, en s’inspirant directement des graffitis militants de Bansky ou Blek le rat (d’autres dans le même ton à découvrir ici). Je ne sais pas ce qui est le plus cynique : exploiter un imaginaire anti-capitaliste pour promouvoir un bien marchand, ou une référence anti-militariste pour promouvoir la police (pleine de malice) ? Mais encore une fois, rien de vraiment méchant.

Le second spécimen me choque bien plus. Promouvant le tournoi de tennis Bercy Indoorground, vous pouvez découvrir ces affiches en ce moment dans le métro parisien (je n’ai pas réussi à trouver d’images sur Internet, et la campagne web n’a aucun rapport). Les slogans choisis parlent d’eux-mêmes :

« Frappes ciblées », mais aussi « Tirs à balles réelles » (j’ai encore du mal à y croire) et quelques autres slogans du même goût accompagnent des pochoirs évoquant encore ceux de Blek le rat et consorts (cliquez pour voir en grand), le tout sur décor de friche urbaine. Oh Irony, thou art a heartless bitch…

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A citadins agiles, territoires agiles ! Face aux multiples crises qui l’assaillent, les villes s’adaptent pour développer de nouvelles morphologies évolutives. Afin de comprendre ces mutations souvent discrètes, mes amis et formateurs du Groupe Chronos accueilleront régulièrement mes « chroniques des villes agiles » concoctées spécialement pour eux. Premier épisode aujourd’hui, consacré aux succès des « parklets » outre-atlantique… et qui sait, bientôt en France ?

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C’est LA tendance urbaine du moment : les « parklets » font depuis peu leur entrée dans le vocabulaire médiatique et urbanistique. Un nom de baptême qui atteste de leur démocratisation, à San Fransisco ou ailleurs, après quelques années de tâtonnements autour d’initiatives précurseurs – dont le PARK(ing) Day est certainement le représentant le plus connu. Que sont exactement ces fameux parklets ? Et surtout, pourquoi sont-ils devenus à la fois symbole et héraut d’une ville plus agile ?

Lire la suite sur Trajectoires Fluides, le blog du Groupe Chronos

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Vu à Volucité (4e ville de Pokémon Noir/Blanc) :

Après avoir fait l’apologie des lofts bobos, Pokémon se positionne comme promoteur de la marche urbaine en axant son discours sur la place de l’interaction humaine. Rien d’étonnant : après tout, les déplacements dans Pokémon se font majoritairement à pied et à vélo1 voire en train, mais jamais en transport motorisé individuel2.

Cette dimension interactive fait d’ailleurs partie des « Interactions Multisensorielles Aléatoires de Contact » proposées par le géographe Jacques Lévy pour renouveler les indicateurs de performance des mobilités. C’est, avec d’autres, l’une des valeurs fondamentale de la marche qu’il s’agit de mettre en avant lorsque l’on souhaite promouvoir ce mode de déplacement3

Rappelons au passage que le précédent Pokémon (Or HeartGold / Argent Soulsilver) étaient vendu avec le PokéWalker, un podomètre permettant de convertir ses pas dans la vie réelle en bonus dans le jeu (monstres à défier, objets cachés, etc). Un bien bel exemple du rôle que peuvent jouer les jouets et jeux d’enfants dans la promotion de nouvelles pratiques urbaines. Raison de plus pour s’y mettre, même adulte héhé4

 

  1. Obtenir ses baskets ou son premier vélo est d’ailleurs l’un des éléments récurrents de la série []
  2. autant que je m’en souvienne []
  3. Et pourquoi pas en poussant le vice jusqu’à vanter les possibles flirts que cela promet. On pourra encore prendre comme modèle Nintendo, qui s’en était involontairement (?) fait l’avocat dans sa démonstration du StreetPass… []
  4. Les plus connaisseurs remarqueront d’ailleurs que je n’ai guère avancé dans le jeu depuis avril dernier… Saleté d’arène Insecte ! []

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