Archives pour août 2012

[Avant-propos : la saga des verticalités urbaines continue avec ce billet consacré aux sportivités, sujet qui nous tient particulièrement à coeur... Ecrit avec Julie Rieg du Groupe Chronos, dans le cadre de notre cahier prospectif commun.]

Qui dit hauteurs, dit effort. Si les toits peuvent faire office de terrains de sport à l’échelle de la ville (voir notre précédent billet ici), les pentes et escaliers ont aussi un rôle à jouer dans la « remise en forme » des habitants, à l’encontre des escalators et ascenseurs précisément conçus pour pallier ces nivellements parfois éprouvants. Troisième dimension de la verticalité, les pentes ont tout à gagner dans cette fabrique de la ville qui se fera nécessairement avec elles.

Lire la suite »

Comments Un commentaire »

[Avant-propos : Billet écrit avec Julie Rieg du Groupe Chronos, en préambule à notre cahier prospectif commun.]

Penser la verticalité urbaine signifie repenser la place que l’on accorde à ses horizontalités, c’est-à-dire aux toits, encore sous-exploités par l’urbanisme contemporain et qui seront donc notre deuxième « dimension » (voir notre introduction) ici décryptée.

L’architecture historique des villes arabes souligne depuis des siècles le rôle des toits dans la densification par l’élévation itérative. En Occident, la culture festive des « rooftops » (soirées organisées sur les toits des immeubles) a durablement façonné l’imaginaire de la métropole américaine et sa vitalité créative. De même, les mégalopoles du Sud-Est asiatique ont rapidement donné naissance à des terrasses d’un nouveau genre, palliant le déficit d’espace au sol : jouer au football, au golf ou au tennis fait partie du quotidien des Séouliens et Tokyoïtes. Le contraste avec les villes européennes n’en est que plus significatif.

Lire la suite »

Comments Pas de commentaire »

[Avant-propos : Billet rédigé avec Julie Riegdans le cadre d'un cahier prospectif lancé par le Groupe Chronos et [pop-up] urbain.]

Premier « objet urbain » de la verticalité (voir notre introduction ici), l’ascenseur méritait qu’on s’y attarde dès ce premier billet. Espace d’interaction entre les voisins ou encore les collègues, l’ascenseur se découvre de nouveaux horizons face aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux à l’oeuvre. Cela suppose pour les acteurs du secteur de sortir du paradigme mécaniciste de l’objet pour lui conférer des dimensions sociales et sociétales. Son modèle économique, face aux nombreux propriétaires qui ne peuvent plus supporter ses coûts, mérite également d’être revisité.

Lire la suite »

Comments 2 commentaires »

[Avant-propos : première brique d'un pentaptyque consacré aux verticalités urbaines, dans le cadre d'un cahier prospectif lancé par le Groupe Chronos et [pop-up] urbain, ces billets ont tous été rédigé à quatre mains avec la brillante Julie Rieg… Bonne lecture !]

Véritables épées de Damoclès, de forts enjeux écologiques et sociaux mettent les territoires au défi : augmentation et vieillissement de la population, étalement urbain, réduction des pollutions, lien social… Quatre grands types d’aménagement sont mis en oeuvre pour répondre à ces enjeux. Ces quatre familles ne s’excluent pas les unes les autres ; elles existent en même temps et à des degrés divers :

Lire la suite »

Comments Pas de commentaire »

[ Et voici la conclusion tant attendue : après six chroniques consacrées au décryptage des grandes figures "ludotopiques" (ici), l'heure est au bilan, et à la prospective... Article original à lire sur le magazine de la Gaîté Lyrique, qu'on remercie encore pour l'accueil de ces six tribunes en parallèle de l'exposition Joue-le jeu ! ]

-

Combinant les qualités des deux parents, ces hybrides réussissent surtout à résoudre le paradoxe qui en découle : comment faire coïncider l’exigence d’immersivité fictionnelle, propre aux jeux vidéo, avec le triste réalisme qui définit la ville ?

La ville, terrain de jeu du citadin

Pour être tout à fait honnête, rappelons que la naissance des premiers enfants ne date pas d’aujourd’hui. Depuis plusieurs années maintenant, l’urban gaming se fait désirer, avec plus ou moins de concrétude. Certes, l’arrivée de nouveaux modèles plus performants (iPhone 4G, entre autres), mais aussi de nouveaux terminaux (tablettes tactiles), ouvre un peu plus le champ des possibles quant aux manières d’inscrire le jeu dans l’espace de la cité.

Mais, faute de technologies encore suffisantes, le jeu géolocalisé reste pour l’heure cantonné à quelques modèles assez conventionnels : chasse au trésor, etc. Surtout, ces jeux font encore figure de parent pauvre du Dixième Art, en terme d’immersivité (design graphique et sonore, interfaces, voire même gameplay lui-même, etc). Jouer partout, n’importe quand : oui, encore faut-il que le jeu soit à la hauteur ! Évidemment, cela n’empêche en rien le plaisir ludique, et certains jeux s’en sortent haut la main (exemple avec le très soigné MeatSpace Invasion, co-réalisé par Matthieu Castelli, un pionnier du genre)

Mais on regrettera une offre encore trop limitée pour répondre véritablement aux promesses annoncées. De surcroît, le jeu « urbain » oublie parfois qu’il est en droit de s’affranchir des terminaux mobiles. On s’inspirera par exemple de la campagne Yahoo! Bus Stop Derby, menée en partenariat avec l’opérateur Clean Channel, qui proposait aux citadins quelques jeux sommaires en attendant le bus, les points étant cumulés à l’échelle du quartier. Une initiative qui, à défaut de proposer des jeux véritablement séduisants, aura su prouver le potentiel de ce médium pour les acteurs de la ville, la diminution du temps d’attente perçu étant un levier d’attractivité des transports publics.

Lire la suite »

Comments Pas de commentaire »