Archives pour la catégorie “Général”

Quel empoté je fais ! Je me rends compte que je ne vous ai toujours pas parlé du dernier numéro de la revue Urbanisme (dont on ne fera jamais assez l’éloge), pourtant consacré à l’un des sujets fondamentaux de ce blog : la ville numérique. Erreur à réparer dans les lignes qui suivent, car une telle publication mérite bien un billet à elle seule !

Ainsi donc, Urbanisme s’attaque aux « aires numériques » qui (re)composent l’espace urbain. Un vaste cahier des charges, auquel la revue répond avec talent :-) A la baguette, l’équipe d’Urbanisme a en effet reçu le soutien du Groupe Chronos (mes ex-employeurs, chez qui j’ai tout appris ^^). A l’édito de Thierry Paquot succède ainsi un bien beau dossier, dont voici les principaux titres (liste non exhaustive) :

{ Cliquer ici pour lire la suite. }

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Je ferai un très mauvais père : croyez-le ou non, mais j’ai oublié l’anniversaire de mon « bébé » pop-up urbain ! Car oui, ce blog vient de fêter sa première année d’existence :-) Plus exactement, il fête aujourd’hui ses 1 an et 9 jours, puisque le premier billet officiel date du 20 octobre ; mais ce n’était qu’une petite Intro destinée à présenter le fil rouge du site (= la pop-culture dans tous ses états).

Le premier véritable billet d’analyse n’arriva que 5 jours plus tard, consacré à Trackmania : quand la voiture s’auto-parodie [qui ouvrait d'ailleurs une série de billets consacrés aux liens entre marketing automobile et jeux vidéo, de loin mon sujet favori ! ]

Un an que ce blog se construit lentement mais sûrement, propageant la Bonne Parole pop & geek sur la Toile :

  • via Twitter, d’abord (@PhilippeGargov)
  • depuis quelques mois sur Facebook (cf. la « like box » qui trône à droite de cet article)
  • et depuis quelques semaines sur Delicious, histoire de vous faire partager les liens croustillants glanés au fil de ma veille ! [Note du 30/10 : je viens de référencer le 200e article : champagne² !]
  • sans oublier quelques billets repris sur Owni & Owni Sciences, ainsi que sur Knowtex. Merci aux demoiselles coupables, qui se reconnaîtront ;-)

{ Cliquer ici pour lire la suite découvrir le top 10 des billets les plus lus… avant de trinquer ensemble ! }

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Une fois n’est pas coutume, je vais sortir du champ purement spatial qui habite traditionnellement ce blog. Pas d’espace ni de ville, certes, mais de « l’architecture » quand même avec cette sympathique méthodologie de travail de groupe découverte dans le compte-rendu du 1er Archicamp, auquel je n’ai malheureusement pas pu assister :-(

Le concept est enfantin : prenez une tripotée d’adultes affairés et donnez-leur des spagghettis, ainsi qu’un marshmallow1. L’équipe qui réussira à mener son marshmallow vers les étoiles est déclarée victorieuse après 18 minutes de labeur. Le principe de ce « Marshmallow Challenge » ? Optimiser le travail d’équipe de manière ludique et original. Ou, pour le dire en termes plus corporate :

« Surprising lessons emerge when you compare teams’ performance. Who tends to do the worst? Why? Who tends to do the best? Why? What improves performance? What kills it?

If you need to kickstart a meeting, get a team into a creative frame of mind, or simply want to encourage your organization to think about what it takes to dramatically increase innovation, invest 45 minutes to run a marshmallow challenge. »

Je vous laisse sur quelques photos prises lors de l’Archicamp, puis sur la présentation du Marshmallow Challenge faite par son « inventeur » lors de la conférence TED. En vous invitant à tenter l’expérience lors de vos propres ateliers !

{ Lire la suite en grignotant un paquet de Dragibus }

  1. La recette exacte : pour chaque équipe de quatre personnes, confier 20 spagghettis, 1m de scotch, 1m de ficelle et bien sûr, 1 marsmallow ! []

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Le blog pop-up urbain vient de dépasser les 50 articles publiés depuis octobre 20091 !! A vrai dire, à l’heure où j’écris ce billet, 51 autres le précèdent2, l’heureux 50e étant consacré aux Lego. On ne se refait pas ! :-)

{ Lire la suite, à défaut de trinquer… }

  1. Ce qui fait une moyenne de 5 articles par mois… On a vu plus stakhanoviste, mais c’est pas déjà pas mal, non ? []
  2. Garçon ! Un Ricard pour fêter ça ! []

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Chers lecteurs, fidèles ou de passage,

Je viens d’ouvrir une page facebook dédiée au collectif pop-up urbain, sur laquelle je diffuserais chaque jour quelques brèves piochées sur la toile (garanti sans spam), illustrant notre intérêt commun pour le pop-urbanisme.

J’essaierais par ailleurs d’organiser quelques sorties collectives, histoire que l’on se rencontre irl ! Bientôt prévue, la visite de l’expo « La ville dessinée », consacrée aux imaginaires urbains dans la bande-dessinée (une thématique déjà abordée ici, ou )

Enfin, je vous tiendrais au courant des activités du collectif pop-up urbain : concours d’architectures ou projets divers, quand ils sortiront.

Bien sûr, vous pourrez participer en proposant vos liens, vos idées, vos questions… C’est un peu le but premier, à dire vrai !

Bref, rejoignez la petite communauté montante du pop-urbanisme en cliquant sur ce lien puis sur Like pour vous abonner ;-)

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Comment imaginait-on le futur dans les années 80 ? Pas si différemment qu’en 2010 ni qu’en 1960, à vrai dire. J’avais parlé de « path-dependancy » pour évoquer l’inertie navrante des perspectives urbaines que nous proposent nombre d’architectes (Panne d’imaginaire dans la ville1). De même, combien d’entrepreneurs nous resservent chaque année le frigo intelligent et la voiture volante, dont on voyait déjà les « prototypes » il y a des décennies, et qui finiront aussitôt aux oubliettes ?

Loin d’être un coup d’épée dans l’eau, l’analyse de ces « clichés » récurrents de l’innovation a de nombreuses vertus. Je vous invite à lire Nicolas Nova, qui décortique ces « failed futures » pour mieux tenter de les dépasser (voire aussi : Du RFID sur les trottoirs & User acceptance of the smart fridge). Jetez enfin un oeil à l’excellent Paelofutur, qui regorge d’illustrations géniales de ces « futurs qui n’ont jamais été« .

Tout comme Nicolas Nova, ces failed failures me fascinent. Un vrai pêché mignon. Je voue notamment un culte aux ouvrages de futurologie pour enfants, qui recèlent d’une certaine naïveté… rendant d’autant plus consternantes les innovations que certains adultes nous proposent trente ans plus tard ^^

futurcouvEn chinant hier, je suis tombé sur deux ouvrages du genre ; l’occasion de commencer une petite collection. Les livres datent de 1979 et sont plutôt doués pour les pronostics. Surtout, ils révèlent la prise de conscience de l’époque du déclin inévitable du système automobile. Ainsi apprend-on que la bicyclette « devrait être la formule idéale du transport particulier dans les villes de demain« . Banco.

J’en proposerais de temps en temps quelques scans dans la rubrique Futurs naïfs. J’espère que vous y trouverez le même plaisir que moi qui décroche un sourire attendri à chaque lecture. Exemple :

« Dans les années 90, presque tout le courrier sera expédié sous forme électronique : poster une lettre consistera simplement à la placer devant un écran. L’image sera alors transmise à un satellite qui la répercutera au destinataire. »

C’est mignon, non ? Je craque aussi le « bracélophone« , que l’on distingue à droite sur la couverture, et grâce auquel « il devrait être impossible de se perdre dans le monde de demain » :

« Voici un citadin qui est venu passer ses vacances dans le Sud tunisien. Le soleil décline et les dunes de sable semblent sans fin, un appel sur son « bracélophone » lui permet de signaler sa position et de recevoir les informations dont il a besoin pour retrouver sa route. »

Dans le mille. Cette prédiction résume involontairement les défis actuels de la géolocalisation et la nécessité de développer des outils « pour pouvoir se perdre » (moteurs de sérendipité, à venir dans un prochain billet). Un dernier exemple pour la route, qui propose une vision assez… péremptoire. Jugez plutôt :

« Une archologie [pour architecture et écologie] est construite. Il s’agit d’un vaste ensemble architectural pù des milliers de gens vivent dans une atmosphère très pure à l’abri de tout surpeuplement. Une telle réalisation est très critiquée par des individualistes impénitents qui la comparent à une ruche ou à une fourmillière. »

Si vous aimez l’innovation, volez un de ces ouvrages à votre petit cousin ! Outre leur fraîcheur, les « clichés » qui y sont présentés ont le mérite de ramener sur Terre quand on pense avoir trouvé l’idée du siècle :-)

  1. Ce billet est à l’origine un billet Chronos, qui lui-même rebondissait sur un post de Transit-City []

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Quel rapport entre Platon1 et les frères Wachowski2 ? Entre Squaresoft3 et Jean-Luc Godard4 ? Entre Marvel5 et Georges Orwell ?

Tous se sont essayé, parfois sans le savoir, à l’oeuvre danticipation urbaine – ou plus généralement, à la description de villes imaginaires. Le genre inonde aujourd’hui la culture populaire. La littérature et le cinéma de science-fiction lui ont donné ses lettres de noblesse. Il ne faudrait pas oublier la bande-dessinée, et notamment les comics, qui traduisent en bulles les fantasmes urbains de la société occidentale contemporaine. Sans omettre les jeux vidéos, mais aussi la pub, les jouets, la musique… etc !

Metropolis Fritz Lang

Tous ces univers regorgent d’indices sur notre perception de la ville. L’oeuvre d’anticipation « nous parle du présent, de notre société, de ses peurs et des espoirs » (Frédéric Kaplan). En ce sens, elle a un « pouvoir de révélation », ajoute l’aménagiste Serge Wachter. Et contribue à forger la mise à jour de la cité par ceux que ces oeuvres inspirent plus ou moins consciemment – urbanistes, architectes, politiques, et bien évidemment citoyens6. Pour reprendre Bruce Sterling7 dans Objets Bavards : « Demain est le terreau d’aujourd’hui ». L’anticipation « prend les devants »8 pour nous montrer la voie à suivre… ou à éviter.

Malgré son omniprésence dans nos sociétés de loisirs, cette dimension culturelle de la ville imaginaire reste peu étudiée. Certains s’y essayent avec talent – à dénicher de liens en liens dans la blogroll. Ce blog tentera d’apporter sa modeste contribution en mêlant les références plus ou moins geek – jeux vidéo, cinéma et séries, bandes-dessinées… -, l’actualité du moment et les réflexions de fond. La ville sera abordée dans ses nombreuses dimensions : architecturale, numérique, mobile, virtuelle… Le titre résume l’idée : pop-up urbain, une fenêtre qui s’ouvre sur la ville, invitant à renouveler notre vision de la ville à travers le regard que porte sur elle la culture populaire.

 

Un mot sur l’auteur : Philippe Gargov est géographe d’origine et geek de formation. Ce blog croise les deux passions. Philippe est actuellement rédacteur pour le Groupe Chronos, où il a forgé, avec l’aide de Bruno Marzloff et de toute l’équipe Chronos, ses premières armes sur le sujet. Ci-dessous quelques liens.

- Panne d’imaginaire dans la ville

- Quand les suburbs rêvent de durable

- Footing tokyoïte en chambre

- Le 6e sens, celui du déplacement

- Vélo et hip-hop : « nothing’s equivalent to the bike state of mind »

 

  1. « La peinture qu’a faite Platon de l’établissement de la tyrannie était fondée autant sur ses appréhensions pour un avenir plus ou moins éloigné, que sur l’expérience des faits passés. Elle tient à la fois de l’histoire que du roman d’anticipation ». Jean Luccioni, La pensée politique de Platon. []
  2. Réalisateurs et scénaristes, auteurs notamment de Matrix et V for Vendetta []
  3. Editeur nippon de jeux vidéo, mondialement connu pour la série des Final Fantasy []
  4. cf. Alphaville []
  5. Un des principales maison d’édition de comics []
  6. « Même si la plupart de ces utopies n’ont pas dépassé la planche à dessin, elles ont été de puissantes sources d’inspiration pour le projet architectural et urbain. Des historiens affirment même que les utopies urbaines et architecturales ont eu plus d’influence sur l’évolution de la ville et de l’architecture que les projets qui ont été effectivement réalisés ». cf. Serge Wachter []
  7. Auteur majeur de la littérature de science-fiction []
  8. Le terme vient du grec latin anticapere : capere, prendre et ante, avant []

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