Archives pour la catégorie “Mobilier urbain”

Que la ville soit un terrain de sport pour les joggeurs et cyclistes est un fait entendu. De même, les footballeurs ont tous leurs playgrounds citadins, souvent à ciel ouvert mais toujours bien clôturés. Pour autant, la ville se réduit-elle forcément à ces quelques “sportivités” bien ordonnées ? Bien au contraire, réfutent certains citadins hyperactifs !

A l’instar du parkour (lire ici et  notre diptyque sur le sujet), les morphologies du bâti se révèlent un intéressant terrain de jeu pour ceux qui souhaitent s’y frotter. La tendance de la ville-gymnase n’en est qu’à ses prémisses, mais cette hybridation entre architecture et sportivités semble avoir de beaux jours devant elle.Le rappeur Busta Flex l’avait d’ailleurs annoncé:

Bien sûr j’fais du sport : j’suis toujours en train de courir à fond dans les transports !

De là à imaginer qu’on fasse du sport en se promenant dans la rue, il n’y a qu’un pas que nous souhaiterions vivement franchir. Preuve par l’exemple.

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Le quai de métro fait partie de ces innombrables objets urbains sur lesquels l’innovation ne se penche que trop rarement. Il y aurait pourtant fort à faire dans ces espaces tellement spécifiques, et dans le même temps particulièrement génériques (quelques exemples à travers le monde). Parce qu’ils sont une sorte de rue à l’échelle réduite, les quais de métro se révèlent en effet d’intéressants laboratoires pour inventer l’espace public urbain de demain. Encore faut-il se pencher d’un peu plus près sur ces quais, qui traversent les décennies sans jamais prendre de rides.

Droit d’inventaire

Le quai de métro se prête volontiers à l’innovation. Le grand nombre de contraintes qui pèsent sur ces portions de territoire explique cela : espace souterrain et particulièrement restreint, dangerosité des voies, densité de population et variabilité de l’affluence… autant de facteurs qui obligent à trouver des solutions toujours plus créatives.

State St. Subway Chicago (1941)

Pour mieux le comprendre, il apparaît nécessaire de faire l’inventaire de tous les équipementsqui parsèment un quai de métro, des plus rigides (compteurs électriques, téléphones de sécurité, panneaux d’informations…) aux plus agiles (distributeurs de boissons, poubelles…), en passant par le mobilier évolutif et potentiellement modulable (bancs et sièges à l’empreinte variable, installations éphémères…). A chacun de ces équipements correspond en effet un problème précis, auquel répond une solution innovante.

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Plus qu’une affaire de services, la vie mobile c’est du libre-service. Les systèmes VLS (vélos en libre-service) copiés par l’automobile ont élargi le spectre des mobilités. Ces offres, désormais à maturité, accueillent leur lot d’itérations servicielles. A Boston, les bornes VLS s’assortiront bientôt de bornes de casques en libre-service, une initiative propre à rassurer les moins cyclophiles. L’extension du domaine du distributeur est-il un signal faible pour des mobiliers urbains de mobilités ?

Le concept n’est pas neuf et, depuis les distributeurs accompagnent depuis longtemps le nomadisme. Si vous en doutez, faites un saut en terre nippone, patrie de l’automate, pour vous en convaincre. En Occident, les lieux de transit les multiplient, sous couvert de distribuer des tickets, des canettes ou des barres chocolatées. Dans le courant des années 2000, ces distributeurs alimentaires ont tenté de coloniser les rues. Le succès fut relatif. Trop avant-gardistes, peut-être ?

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Retrouvez aussi les précédentes Chroniques des villes agiles.

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On connaissait JCDecaux et son modèle économique iconoclaste, consistant à offrir aux collectivités un mobilier urbain pouvant accueillir de la publicité. Il faudra maintenant compter avec IBM feat. Ogilvy, auteur d’une superbe variante : la publicité qui sert aussi de mobilier urbain… Youplaboum !

Créé pour promouvoir le concours People 4 Smarter City, le concept se décline donc en trois exemples aussi simples qu’efficaces : un banc public, un abri anti-pluie, et une rampe d’accès pour escaliers. Bref, du mobilier urbain répondant à quelques besoins primaires des citadins nomades ; d’autant plus utile que les collectivités rechignent à investir pour de tels dispositifs, pourtant peu coûteux (cf. La ville en marches).

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Qui veut la peau de la cabine téléphonique ? Symboles emblématiques de notre passé pré-connecté (illus. #1/2), les cabines téléphoniques semblent aujourd’hui n’avoir qu’un seul destin autorisé : l’abattoir (illus. #3/4). “Les pièces détachées sont réutilisées pour réparer des biens dégradés ou elles sont recyclées”, explique-t-on chez France Télécom, qui a entamé la dépose des cabines dès 1997.

Quoi de plus normal, après tout ? Internet et surtout le téléphone portable sont passés par là, accélérant l’inexorable descente aux enfers de ces vénérables objets urbains (illus. #5). Devenues obsolètes (illus. #6) en quelques années à peine, nos bonnes vieilles cabines emportent avec elles leur odeur surannée…

Comme toute espèce en voie de disparition, les cabines ont leurs défenseurs zélés attirés par le goût du vintage (illus. #7). Entre cartographies, recensements, boutiques, ces passionnés prolongent l’existence de ces habitacles urbains (illus. #8/9). Et nous laissent du même coup réfléchir sur leur sort funeste. Plus que de simples machines à remonter le temps, les cabines sont de véritables hétérotopies : des espaces concrets, à la fois ouverts et cloisonnés, dans lesquels se projettent les imaginaires de nos sociétés.

A ce titre, les cabines sont un prétexte de choix pour évoquer les mutations contemporaines de la cité, et plus spécifiquement la question du mobilier urbain dans la ville connectée. Entre innovations et recyclages, entre imaginaires et détournements, ces créatures familières racontent une certaine histoire de la ville de demain.

Note : recherches et mise en image réalisées par Margot Baldassi

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Plaisir d’offrir, joie de recevoir : j’ai eu la chance de participer à l’ouvrage collectif Fragments de Modernité, première publication du Forum d’Action Modernités aux Editions Edilivre. Cette contribution porte, comme son titre l’indique,  sur la ville baisable et ses finalités. Ou comment repenser l’urbanisme contemporain en défendant cette idée moins saugrenue qu’il n’y paraît : on devrait pouvoir baiser en ville de la même manière qu’on peut aujourd’hui y téléphoner.

Vous pouvez acheter l’ouvrage en version papier et/ou numérique, et ainsi profiter des contributions aussi plurielles que chatoyantes de Florence Devouard, Frédéric Joignot, Thanh Nghiem, Matthias Leridon, Valérie Peugeot, Xavier Löwenthal et Nicolas Marion du Collectif Manifestement, Daniel Tammet, Didier Toussaint, Laurent d’Ursel et Michel Wieviorka, tous rassemblés autour d’un beau programme : « Dégager l’horizon » :

En guise de préliminaires, vous pouvez télécharger ma contribution au format .pdf (et ainsi admirer la belle maquette réalisée pour l’occasion), ou déguster la version texte reproduite en intégralité ci-dessous… En espérant que vous en sortirez convaincu.e.s, pour que teubs et teuchs puissent enfin se tripoter dans l’espace de la cité. YOLO ! 

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A quoi ça sert de faire des villes si on ne peut rien faire dedans ? La ville est terre de délices, mais de délices triés sur le volet : on y chante, on y boit, on y flirte parfois… et pourtant on n’y baise toujours pas. Ou alors en cachette, à l’abri d’un fourré, d’une voiture ou d’un monument aux morts. Pourquoi le sexe n’aurait-il pas droit de cité dans l’espace public, au même titre que l’ivresse estudiantine ou les amoureux qui s’bécotent sur les bancs publics ? Il y a lieu de s’indigner ; pour autant, faut-il s’en étonner ? Ce cantonnement du sexe au strict périmètre du domicile n’est finalement que le reflet d’une société malade de ses excès en la matière, trop échaudée par la marchandisation outrancière de la libéra(lisa)tion sexuelle.

Stupre et tremblements

Qu’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas ici de plaider pour l’organisation municipale de partouzes géantes dans les parcs de France. La bite à l’air n’est pas non plus notre idéal urbain, et nous ne souhaitons pas polluer davantage les murs de la ville de chattes en papier glacé. Après tout, la ville ne nous a pas attendus pour prendre ce triste chemin… Non, notre propos est plus simple, et peut-être même plus modeste : l’urbanisme doit aussi penser l’accueil du sexe dans l’espace de la cité, justement pour permettre à celles et ceux qui souhaiteraient copuler de pouvoir le faire sans pour autant débaucher l’horizon des citadins les plus chastes.

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