Le 18 septembre dernier se déroulait la Journée du Transport Public, événement destiné à « faire découvrir à tous les atouts des transports publics » et auquel participaient plus de 200 réseaux nationaux de mobilité urbaine. La presse spécialisée mobilité, transports ou urbanisme s’est alors chargée d’accompagner l’approche de ce jour spécial avec un déferlement d’articles dédiés. Et c’est bien souvent la tarification des transports qui s’est vue pointée du doigt par les médias en question.

Crédit : « Bac à sable sur quai », cc Léa Marzloff

Nous avons donc trouvé judicieux de rebondir sur la brûlante et sempiternelle question de la gratuité des transports publics, pour s’interroger plus généralement sur les modèles économiques vieillissants de la mobilité collective. Vous trouverez dans ce texte les réponses à ces questions, et quelques autres. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’économie des transports sans jamais oser le demander, en somme.

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Nombreux sont artistes et conteurs à s’être inspirés de la ville souterraine dans leurs œuvres, souvent de manière relativement péjorative. La pop-culture regorge ainsi d’exemples de cités caverneuses toutes plus flippées les unes que les autres, comme nous le montrions la semaine dernière (Le souterrain : un imaginaire urbain en cours de revalorisation ?). Il en est toutefois certaines qui sortent du lot, en présentant la ville souterraine sous un angle plus nostalgique que de coutume. Donaldville, la célèbre capitale des canards, en est un témoin emblématique.

Dans la bande-dessinée « Un petit cadeau très spécial« , (Don Rosa, 1997), on peut ainsi découvrir ce que cachent les fondations de la ville : une autre ville, tout simplement. Poursuivant les ravisseurs de son argent, le richissime Picsou atterrit littéralement dans la « vieille ville », depuis recouverte par la Donaldville de surface. On y retrouve, à moitié délabrés, d’anciens commerces datant du début du XXe siècle, c’est-à-dire avant que Picsou ne choisisse d’y installer son coffre, sa fortune et ses entreprises, et que le modeste bourg ne devienne une métropole financière de premier plan.

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Cela devrait être une évidence pour tout le monde : le gène « collaboratif », sur lequel repose un nombre croissant de services communautaires -, ne se suffit pas à lui même. Autrement dit, la participation des utilisateurs ne semble pas un carburant suffisant pour alimenter ces expériences.

Ce principe du tout-collaboratif a maintenant quelques années de bagage dans les jambes : il était ainsi à l’origine de la formulation, initiée par Chronos et la Fing, de la fameuse « Ville 2.0« . Un torrent d’eau a coulé sous les ponts depuis ces premiers balbutiements et ébauches de réflexion (« Le collaboratif, gène du transport intelligent« , 2007).

Et pourtant, malgré les multiples et réguliers contre-exemples, des innovateurs continuent à nous vendre le sacro-saint collaboratif comme une panacée, capable de régler tous les problèmes d’engagement que rencontrent les secteurs urbains, qui de l’urbanisme, qui du transport, qui de la cartographie. L’enjeu est pourtant plus nuancé : il s’agit de faire entrer le collaboratif de plain-pied dans l’âge adulte, en lui donnant enfin les moyens de son émancipation. Comment ?

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Impossible, pour qui s’intéresse à l’urbain, d’être passé à côté du concept de “ville nourricière”, cette cité utopique capable de subvenir à ses propres besoins alimentaires, à l’aide de potagers urbains et autres gratte-ciels transformés en fermes. Architectes, urbanistes, entreprises, collectivités ou simples associations de riverains rivalisent ainsi d’inventivité pour répondre de concert à cette question fondamentale : “comment nourrira-t-on les mégapoles du futur ?”

L’agriculture urbaine s’impose dès lors comme une tendance lourde, soutenue par le “local food” ou les jardins partagés. De quoi donner une certaine contenance à cette idée de ville autosuffisante, moins utopique qu’il n’y paraît. Mais est-ce vraiment une bonne chose ?

Cette ville au ventre plein, qui prend aujourd’hui son envol concret après des années de théorisation, est-elle totalement désirable ? De nombreux paradoxes subsistent en effet autour d’elle, trop souvent occultés par un certain effet de mode. A titre d’exemple : la ville nourricière est-elle véritablement durable ? Quid de la santé des habitants ? et des animaux ? Pour quel impact sur l’étalement urbain ? et sur les modes de consommations ? Décryptage de ces paradoxes qui devront nécessairement être pris en compte dans une politique d’urbanisme alimentaire.

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Le monde souterrain incarne, dans notre culture, l’imaginaire topographique déprécié par excellence. A quel moment de l’Histoire l’homme a-t-il décidé de lui coller cette mauvaise réputation ? Peut être à l’époque de la grande invention de la peur du noir, ou bien depuis qu’on y entrepose nos morts pour l’éternité ? Les images terrifiantes, véhiculées par l’Enfer orphéen, biblique et dantesque, en sont évidemment en grande partie responsables… L’objectif ici n’est toutefois pas d’historiciser cette croyance sociale, mais plutôt de revenir sur ses représentations et ses usages. Tout ce qu’on peut en dire a priori, c’est que menace et sentiment de danger ne sont jamais bien loin des carrières et autres voix ferrées abandonnées. Et pourtant, pratiques urbaines populaires et urbanisme sont apparemment en voie de réhabiliter ces imaginaires…

Une pop-culture friande de recoins obscurs

Les univers fictifs – de tous supports – regorgent d’espaces souterrains, et ceci quels que soient le ton de l’intrigue ou les origines de son créateur. Véritable topos de la culture populaire, le souterrain reflète l’un des lieux fantasmagoriques les plus exploités par l’imaginaire collectif. Refuge criminel ou militaire, huit-clos infesté de monstruosités, hospice survivaliste ou résistant, sanctuaire du passé, passage obligé du parcours héroïque, réserve matérielle inépuisable, berceau d’expériences ésotériques ou encore cité aurifère puissante… La fantaisie, ancienne comme moderne, s’arrange toujours pour donner une place de choix aux motifs de la grotte, cave, oubliette et autre tunnel.

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Dungeon Keeper, l’un des premiers jeux dans lequel vous jouez une entité du mal. Du coup, votre antre s’apparente forcément à des souterrains !

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Tout est dans le titre. Et si les métropoles globales entraient en bourse ? L’idée n’est pas si saugrenue : elle est en effet le produit naturel de trois tendances majeures qui, chacune à la leur manière, contribuent à restructurer plus ou moins fondamentalement les gouvernances territoriales.

Concurrence

La première est bien évidemment liée à l’essor du city-branding, ou du moins à ce que cela reflète : la transformation des villes en marques est ainsi la corollaire logique à la concurrence qui s’exacerbe entre les territoires globaux pour attirer certaines populations (classes moyennes ou supérieures, classes créatives) mais aussi et surtout les capitaux privés (financement de projets innovants, installation de siège sociaux, création de centres culturels internationaux, etc.)

Dans cette perspective, il semblerait parfaitement naturel que cette marchandisation des territoires, pour l’instant cantonnée à des aspects communicationnels, s’inscrive dans le « concret » de l’économie de marché. Après tout, certains clubs de football se sont mis en tête, contre toute raison, d’entrer en bourse pour lever des capitaux ; pourquoi en irait-il autrement pour les villes qu’ils représentent ?

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