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Petite perle envoyée par mon ami Benoît, géographe de son état et spécialiste de la Namibie, qui y a déniché ce cabinet d’ingénierie aux accents… illuminés. Extraits.

Since our founding in 2002 we have been driven by our clear vision to make a difference in the world through our God-given skills as engineers and technicians. This calling was received through the story of Nehemiah in the Bible. Just as Nehemiah was called to rebuild the walls of Jerusalem, we believe that we are called to help build nations and glorify God through our work.

Lithon Project Consultants was founded in obedience to a calling from God to make a difference in the lives of people on the African continent through the engineering industry.

The Bible refers to the Lord Jesus Christ as the chief cornerstone. Given that the company is founded on Him, we named it Lithon, which is the Greek word for cornerstone. Based on our calling to be “prophets, priests and kings” here on earth, as  symbolised in our company logo, we remain committed to utilising our skills for the good of every person in every nation.

{ Cliquer ici pour lire la suite. Amen. }

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[ Avant-propos : URBAN AFTER ALL se met au vert... et contre tous ? Le lien original est à lire ici, et vous pouvez aussi nous suivre sur facebook ! ]

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La nature a horreur du vide, dit l’adage. Et si la nature avait aussi horreur du “plein” que représente la ville ? La question se pose, au vu des nombreuses œuvres culturelles mettant en scène une nature hostile à l’égard de la civilisation et de son principal avatar, la ville dense (cf. exemples ci-dessous, qui mêlent films catastrophes ou jeux écolo).

Bizarrement, assez peu d’architectes et urbanistes semblent vouloir se saisir de cette problématique. Ainsi, alors que l’occasion s’y prêtait à merveille, l’exposition “La ville fertile” (qui se tient en ce moment à la Cité de l’architecture, et à qui j’emprunte cette formule) n’aura jamais abordé cette face sombre de la nature urbaine, à mon grand regret / étonnement. Il y aurait pourtant énormément à en dire. Comment expliquer la profusion de ces visions post-apocalyptiques dans lesquelles la nature reprend ses droits sur l’Humain (à l’image de ces diaporamas ou de cesillustrations) ? Et surtout, qu’est-ce que cela traduit de notre rapport à la nature urbaine ?

De Phénomènes à Princesse Mononoké

Les exemples sont légion dans la culture populaire, notamment dans la seconde partie du XXesiècle, qui mettent en scène la révolte de la nature face à l’homme moderne. La multiplication de nanars impliquant plantes carnivores et animaux enragés en est un excellent témoin. Le site “Agressions animales” recense d’ailleurs ces œuvres de série B, avec un sous-titre on ne peut plus explicite : “La revanche de la Nature sur l’Homme. Animaux tueurs et catastrophes naturelles au cinéma.”

Plus subtil mais pas forcément meilleur, le récent Phénomènes, de M. Night Shyamalan (2008) s’inscrit lui aussi dans cette voie, en expliquant le suicide massif de nombreuses personnes comme “une revanche de la nature, qui sécréterait des toxines atteignant le cerveau humain et engendrant dépression et envie immédiate de mettre fin à ses jours. [...] Faux film catastrophe, Phénomènes parvient à instaurer de la tension en ne filmant que des arbres ou de l’herbe qui bouge au gré du vent” (Merci @Belassalle)

{ Cliquer ici pour lire la suite et débattre dans les commentaires. }

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« Le Grand Architecte est aussi un grand urbaniste » . L’on pourrait presque résumer ainsi la prédication du pasteur Eric George, sympathique homme de foi 2.0 déjà cité ici dans « Jésus VS Pikachu : quel modèle pour l’écologie ? », donnée lors d’une émission radiophonique intelligemment baptisée « Dieu nous donne une ville » :-)

Dans cette géniale intervention, Eric George rebondit sur un extrait de l’Apocalypse [Chapitre XXI 9 à 27] pour démontrer la nature profondément « urbaine » du message divin, et par effet de miroir, la nature intrinsèquement urbaine de l’Homme.

Un point de vue original sur la ville, qui plus est porteur de valeurs universelles sur l’urbanité et les liens sociaux qui composent notre quotidien : Dieu sait que l’on aime ça ici ! (^^) C’est pour partager avec vous ce regard singulier que j’ai demandé son accord au pasteur pour reprendre quelques extraits de son intervention. J’espère que vous y trouverez le même plaisir que moi, en remerciant évidemment Eric George pour sa gentillesse.

NB : Vous pouvez télécharger sur ce lien le texte de l’émission dans son intégralité (j’ai coupé de nombreux passages). Vous pourrez par ailleurs y lire l’extrait de l’Apocalypse qui y est commenté (puisque je vous l’épargne ici ;-)

gravure dore bible - l ange montre jerusalem a saint jean

Gravure de Gustave Doré - L’Ange montre Jérusalem à Saint Jean (via)

Je cède donc la parole à Eric George, à propos de la description proposée de Jérusalem :

En ce temps où l’idéal serait un retour à la terre, est-il vraiment possible de dépeindre le Royaume de Dieu comme une ville ? Et pas n’importe quelle ville !

En effet, telle qu’elle est décrite, la Nouvelle Jérusalem ressemble beaucoup au cauchemar d’un écrivain de science-fiction : une ville entièrement faite de pierre et de métal, avec, pour tout espace vert, un seul arbre, sans doute transgénique, puisqu’il donne du fruit toute l’année…

[...] On voit bien à quel point cette image est éloignée de nos représentations, de nos imaginaires. [...] Au terme de [l'Apocalypse], Dieu nous donne une ville. Or, la ville, dans la perspective biblique, est une invention strictement humaine : d’après le livre de la Genèse, c’est Caïn en fuite qui fonde la première ville et lui donne le nom de son fils. La ville est donc bien le produit d’une humanité qui s’est éloignée de Dieu.

Simplifions à l’extrême l’histoire biblique : [...] Dieu place l’humain dans un jardin. L’humain refuse de vivre dans ce jardin et s’exile. Dans cet exil, il se bâtit des villes dans lesquelles il ne parviendra jamais à rétablir une bonne relation à Dieu. Pour en finir avec cet exil, cette séparation, Dieu donne une ville à l’humanité.

Ainsi, ce que nous révèle l’Apocalypse, c’est que la réconciliation n’est pas un retour à zéro. Dieu ne gomme pas notre histoire, il tient compte de nos désirs : à son jardin, nous avons préféré une ville ? Eh bien, c’est une ville qu’il nous donnera.

Toutefois, si Dieu répond à notre soif de ville, cela ne signifie pas qu’il nous passe tous nos caprices. Certes, c’est une ville qui nous est donnée. Mais cette ville n’est pas une construction humaine, on y trouve partout la marque de Dieu. [...]

Si Dieu nous donne une ville, ce n’est pas parce qu’il compte sur notre talent de bâtisseurs pour collaborer avec lui. En fait, il n’a pas d’autre raison de répondre à notre rêve urbain, que son amour pour nous. Dieu veut nous faire plaisir, pas pour nous plaire mais parce qu’Il nous aime.

Mais attention :

[...] Lorsqu’est écrite l’Apocalypse, Jérusalem n’est plus rien qu’une ville rasée, détruite. Et pourtant, n’en déplaise à Saint Augustin, la cité de Dieu qui nous est donnée n’est pas la Rome Céleste, mais bien la Jérusalem Céleste. Ainsi, si l’accomplissement du Royaume de Dieu n’est pas un retour aux sources, ce n’est pas non plus l’aboutissement de tous les rêves de puissance des hommes, la ville que Dieu nous donne n’est pas celle dont nous rêvons.

[...] La Jérusalem céleste nous paraît n’être qu’une utopie de plus, une ville que nous n’arriverons jamais à réaliser… Mais rappelons-nous que la Jérusalem céleste n’est pas bâtie de mains d’homme, elle descend du ciel, elle nous est donnée. Nous ne devons pas la bâtir, nous somme appelés à y vivre.

la Jérusalem céleste nous paraît n’être qu’une utopie de plus, une ville que nous
n’arriverons jamais à réaliser…
Mais rappelons-nous que la Jérusalem céleste n’est pas bâtie de mains d’homme, elle descend du ciel,
elle nous est donnée. Nous ne devons pas la bâtir, nous somme appelés à y vivre.

Dans le brouhaha de nos villes, dans les flots des foules anonymes, Dieu nous ouvre un espace où nous pouvons vivre libérés de tout ce qui ne vient pas de Lui, libérés de nos peurs, de nos haines, de nos rancœurs, parce que plus rien ne compte que la présence de notre Dieu.

En conclusion de cette cette homélie jolie (…), le pasteur nous invite à la prière, dont l’extrait ci-dessous fera office de conclusion délectable :

« Tu es le Dieu de la ville promise aux foules solitaires des métropoles de l’histoire.

C’est pourquoi apprends-nous à aimer les villes.

Apprends-nous à aimer leurs cohues et à y discerner des visages.

Apprends-nous à aimer leurs cafés et à y ébaucher des rencontres. »

J’adore !

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Le consensus général autour de l’impératif durable ne doit pas faire oublier les profondes différences qui existent sur les fins et les moyens de l’écologie. Le débat n’est pas seulement politique ; il est aussi civilisationnel, comme en témoigne le pasteur Eric George sur son blog Miettes de théologie :

« En revanche, en tant que chrétien nous devons nous garder d’une conception idolâtre de l’écologie. On voit en effet réapparaître, sous maints aspects, l’idée d’une nature vivante, sacrée qu’il nous faudrait respecter sous peine d’encourir sa colère. C’est le succès du New Age, du chamanisme, la résurgence du paganisme sous la forme du Wikka1. C’est aussi la cosmologie asiatique de plus en plus présente dans notre culture. Les pokemon en sont un bon exemple, ces monstres de poches sont en effet étroitement liés à différents aspect de la natures (empruntés au shintoïsme).

Bref, Pikachu et consorts sont une version à peine modernisée des esprits des eaux et des forêts. Je pourrais évoquer le succès (mérité) de dessins animés bien plus poétiques et subtils tels que Princesse Mononoke ou Le voyage de Chihiro. Une part non négligeable du discours écologique me paraît donc s’accompagner d’un retour à la personnification et à la vénération de la Nature. »

Malgré sa légèreté, la question posée est on ne peut plus pertinente, et l’allusion à Pokémon parfaitement légitime. Une brève connaissance des origines de cette saga vidéoludique permet de s’en convaincre :

« Dépassé par le développement urbain et la consécration du « tout-en-béton », [le créateur de Pokémon] Satoshi Tajiri voue un culte particulier à dame Nature. [...] Impuissant, il assiste à la destruction de tout un patrimoine naturel et, animé d’une pulsion indomptable, entreprend de collectionner les insectes dans un souci de préservation. »2

Ajoutez à cela un univers extrêmement cohérent dans lesquel quelques Pokémon légendaires font office de Grand Horloger (cf. cet article extrêmement documenté sur la cosmognie dans Pokémon), et vous comprendrez qu’un pasteur soit quelque peu déboussolé !

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Et il n’est pas le seul. Il me semble en effet intéressant, et même nécessaire de s’interroger, dans le contexte mondialisé qui est le nôtre, sur les « figures » qui seront amenées à déterminer notre vision future de l’écologie. S’il serait absurde de penser que les Pokémon ont tout chamboulé3, on peut quand même se demander dans quelle mesure la diffusion de la pop-culture nippone (mais c’est largement valable pour d’autres) contribue à bouger les lignes, même très finement… Pour le meilleur ou pour le pire ? chacun y répondra avec ses convictions.

Reste à savoir si le Christ de la vieille Europe ne pourrait pas cohabiter avec le Dieu Cerf de Miyazaki ! Notons au passage qu’après avoir débuté par du bon gros polythéisme des familles, la cosmogonie de Pokémon finit par flirter avec le monothéïsme (cf. Arceus). Comme quoi…

NB : Le prochain round opposera Dame Nature à ce bon vieux Karl Marx :-)

  1. Si Monsieur Eric George passe par ici, je veux bien qu’il m’explique en commentaire ce à quoi il fait référence ! []
  2. Cf. « Saga Pokémon, quinze ans de business story« , Marc Pétronille, IG Magazine #4. Voire aussi La saga des jeux vidéo, aux éditions Pix’n'Love. []
  3. Je vous rassure, Mr Eric George ne tombe pas dans ce piège []

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