Le réchauffement climatique selon Philip K. Dick
Publié par Philippe Gargov dans Climat, Développement durable, Littérature, Tourisme, tags: Philip K. Dick /Et si le réchauffement climatique nous faisait préférer les plages du Groenland à celles de Copa Cabana ? C’est l’une des géniales théories de Transit City (Quand le froid nous manquera) et il parait que ça n’enthousiasme pas vraiment les professionnels du tourisme… allez comprendre.
« Ce qu’il n’avait jamais réussi à comprendre, c’est comment un homme qui passait le plus clair de ses jours sur les plages de l’Antarctique trouvait encore le temps d’établir des règles à propos de n’importe quoi.Un jour, se dit-il, je vivrais comme Leo Bulero [richissime magnat de la drogue] ; au lieu de croupir à New York, par une température de 80 degrés centigrades…Sous ses pieds le sol se mit à trépider. Le système réfrigérant de l’immeuble venait de se mettre en marche. Une autre journée commençait.A travers les vitres de la cuisine, le soleil brûlant et hostile prenait forme derrière les ensembles de conapts qui cachaient l’horizon. Il ferma les yeux pour se protéger de la réverbération. Encore une journée qui promettait. »
Philip K. Dick, Le Dieu venu du Centaure (1965), p. 13
Et plus loin : des New Yorkais qui rêvent de neige (« Des tempêtes de neige, si l’on pouvait encore croire à de pareilles choses… dire qu’il y avait des endroits où il faisait froid », p. 20), une loi obligeant les citoyens à porter des blocs réfrigérants sur le dos, des vinyles qui se liquéfient lors d’une grande chaleur historique, une ville qui vit au rythme de la chaleur extrême (« Il y avait longtemps que les facteurs ne se risquaient plus dehors en plein jour », p.14)…
Espérons pour nous qu’il ne s’agit que de science-fiction. Malheureusement, cela semble devenir réalité. Sans mauvais jeu de mot (enfin, un peu), ça fait froid dans le dos.







Bulletins (RSS)