Réinventer les passages piétons : quatre questions à Alain Boulanger, de la Mairie de Paris (Chronos)

Le 18 octobre 2013 - Par qui vous parle de , ,

Envahissant quelques rues parisiennes, « d’étranges passages piétons » intriguent depuis l’été 2013 riverains, piétons, automobilistes et médias. Ces clous d’un nouveau genre indiquent en fait des « zones de rencontre » entre piétons et véhicules motorisés, celle-ci se traduisant concrètement par une limitation de vitesse à 20km/h pour les conducteurs, voire « l’extension » d’une zone 30 préexistante.

Expérimentés dans de multiples arrondissements de Paris, ces nouveaux modes de signalisation des zones d’apaisement urbain supplantent parfois nos bons vieux zèbres, mais occupent le plus souvent des lieux initialement dépourvus de tout peinturlurage. De quoi interroger les usagers de tous bords ! De quoi nourrir, aussi, de stimulantes réflexions sur ces étranges objets urbains, trop souvent oubliés des démarches d’innovation. Actuellement, 137 km de voies parisiennes ont été passés en zones 30 ou 20 km/h.

Afin de mieux comprendre la démarche et le projet, nous avons interrogé Alain Boulanger, responsable « Partage de L’Espace Public » à la direction de la voirie et des déplacements. Il nous a ainsi expliqué les origines du projet, ses réflexions liminaires, son déroulement et ses ambitions futures.

Lire l’interview sur Trajectoires Fluides, le blog du Groupe Chronos

1 commentaire

  • Se préoccuper de l’espace piéton: très bien. Le sécuriser par rapport à l’espace de l’automobile: parfait. Seulement cette problématique n’est peut-être déjà plus celle d’aujourd’hui qui doit composer avec deux nouveaux arrivants
    • le transport commun en site propre
    • le vélo
    Le vélo a donc été intégré, non pas à l’urbain, mais au “vocabulaire de l’urbain“, sous le vocable de “mode doux“. C’est sur la base de ce glissement sémantique qu’il envahit progressivement… les trottoirs, alors que sa vitesse le rapprocherait plutot, en ville, des véhicules motorisés.
    Et pourquoi?
    Parce que la sécurité voudrait que chaque mode de transport se développe en site propre, mais que cet idéal:
    • d’une part, doit organiser une cohabitation de plus en plus large à espace constant
    • d’autre part, parce qu’à chaque site propre supplémentaire, la nombre de combinaisons de croisements aux carrefours “s’envole“.
    Ainsi donc naissent les « espaces de rencontre“ inter-fluides“, conceptuels à souhait, mais qui révèlent seulement une impuissance à gérer le problème (avec l’excuse qu’il est ingérable).
    De ce point de vue, l’introduction du vélo dans la cité n’était pas une bonne idée (bien que politiquement très porteuse).
    La gratuité des transports en commun aurait été bien préférable, bien que moins … conceptuelle :-)

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