Archives pour novembre 2012

Et si on réinventait le modèle économique de l’automobile ? Prenons le Free Car Project, dont nous avons récemment chanté les louanges : qui a eu cette idée folle, d’un jour inventer la voiture gratuite ? Réponse : Michael Oualid, qui se présente sur son blog avec cette formule sans équivoque : « je pense que l’Automobile a raté le virage du XXIème siècle. »

Suite à notre publication, contact a été pris avec Michaël, qui a accepté de répondre à quelques questions sur la genèse de son projet, et le regard plus global qu’il porte sur l’évolution des mobilités. Un regard précieux, tant il décrit avec acuité les errances de l’automobile qui l’ont lentement plongée dans l’abysse… et par conséquent, la manière dont on peut l’en sortir.

Pour plus d’informations sur le projet lui-même, on se reportera à l’excellent blog que Michael anime sur Slate, et aux divers interviews qu’il a donné cet été (ici ou ). Encore merci à Michael pour la richesse si rafraîchissante de ses six réponses ! 

Pourriez-vous présenter votre projet en quelques mots ?

La question de départ est la suivante : quelles propositions de réponses pouvons-nous offrir aux constructeurs automobiles, qui dépensent des sommes colossales pour s’enfermer dans des problèmes économiques/écologiques/sociaux/…?

Nos études nous ont amené à nous concentrer sur la SIMPLICITÉ et l’OUVERTURE (à développer, bien sûr). Mais, il se trouve que la SIMPLICITÉ n’est pas très profitable à vendre de façon traditionnelle  C’est pourquoi nous avons dû ensuite développer de nouveaux modèles économiques pertinents. Le plus “extra-ordinaire” étant le FREE CAR PROJECT sur la base de la voiture “populaire”.

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[Avant-propos : [pop-up] urbain est heureux, fier et ému d’accueillir enfin l’ami Pierre Mallet, étudiant en urbanisme le jour, prince de la ville la nuit. Pour être tout à fait sincère, on l’aime d’amour, le Pierrot. Vous pouvez lui offrir le vôtre sur Twitter et Facebook, où il distille sa veille comme d’autres le bon whisky. Accueillons-le donc comme il se doit, avec un billet centré sur la verticalité et ses belles/fausses promesses. Un sujet qui nous intéresse évidemment au plus haut point…]

Thierry Paquot décrit les tours comme des « impasses en altitude », ce que j’ai moi aussi tendance à penser. Il ne serait donc pas idiot  de sortir de cette impasse avant que cette « ville haute » – sur laquelle il sera si difficile de peser – ne devienne trop vite réalité. Et quand on dit haute, autant commencer par la jouer modeste, et expérimenter sur l’existant avant de s’emballer au-dessus des nuages.

Quitte à s’enjailler en hauteur, on préfère le faire sur le toit de notre immeuble, avec thé à la menthe et massages, plutôt que sur des fleurs géantes dignes d’un Polly Pocket, 500 mètres au-dessus de tout signe de vie. Entre urbatopies pour teubés VS utopies pudiques, la ville haute de demain à définitivement besoin d’une direction. J’ai fait mon choix. Tu rejoins la team ?

Commençons par l’état des lieux. Actuellement, une majorité d’articles et de projets nous ressasse les mêmes toitures vertes, dont l’idée assez peu innovante (même si elle reste un bon début) a été mis en avant par certaines équipes du Grand Paris. Mais à l’époque du greenwashing, la réflexion reste tout de même assez faible.

Il serait grand temps que l’on arrive à aller plus loin, à imaginer d’autres futurs possibles à nos hauteurs que des pots de fleurs que l’on regarderait sur Google Map tout en se disant que l’après-Kyoto c’est vraiment sympa. Dans cette quête d’imaginaires, deux projets récents peuvent peut-être nous aider à lancer la réflexion. Avec pour but d’imaginer une ville un peu moins chiante.

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Rêveries d’un passager solitaire. Existe-t-il poésie plus délicate que cette chorégraphie métallique, savamment exécutée par l’acrobate Autumn Burnette ?

La liste des onirismes ès transports publics ne cesse de s’allonger. De quoi fourbir quelques armes supplémentaires pour résister au chant des sirènes automobiles.

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Quelques liens, dans la foulée de notre récent commentaire de texte sur la nécessité de rendre la ville plus baisable (plus généralement, lire notre plaidoyer en faveur d’espaces publics dédiés au flirt urbain) :

Le premier nous arrive via Le Tag Parfait, dont l’égérie du mois se trouve être la co-auteure d’un joli « Guide érotique non-exhaustif des portes cochères de Pigalle » :

Vous trouverez ci-dessous un guide non exhaustif des meilleures portes cochères, renfoncements, et coins cachés de Pigalle pour vous embrasser, vous caresser et plus si affinités. L’enquête, et les témoignages,  ont été réalisés par un jeune couple amoureux.

Pigalle, quartier de nuit et quartier de tous les excès, est un terrain idéal pour les amoureux. Les auteurs nient toute responsabilité en cas d’infraction, amende, ou peine de prisons dans le cas où le lecteur se ferait gauler.

Une initiative élégante, qui n’est pas sans rappeler les divers guides touristiques tournant autour des sexualités urbains (exemple avec cet audio-guide dédiée au quartier rouge de Kabukicho), mais aussi et surtout la nécessité de protéger ces enclaves et recoins propices aux étreintes fougueuses et autres quickies passionés.

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Nous avons beaucoup écrit, ces dernières semaines, sur la place croissantes qu’occupaient les marques extra-urbaines dans la fabrique effective de la ville : en s’interrogeant sur la rentabilisation du temps de déplacement, vendu aux publicitaires par les opérateurs de transport ; ou en s’inspirant du mémoire d’Aude Castan, sur la réappropriation des imaginaires en vogue par le marketing situationnel.

C’est probablement sur ce dernier terrain que les marques sont le plus présentes. Véritables éléments de la « culture populaire » entendue au sens large, ils sont par-là même d’excellents révélateurs de tendances contemporaines. Les références sont parfois évidentes, voire grossières ; mais elles savent aussi se faire plus subtiles et n’apparaître que furtivement, au détour d’une image. Exemple avec cette pub Guerlain, où l’on retrouve tous les clichés de l’élégance parisienne… et plus si urbanités :

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Si la ville est « un média comme les autres », quelle place peuvent / doivent y occuper les marques ? C’est de cette interrogation qu’est né le texte suivant, s’appuyant notamment sur l’excellent mémoire d’Aude Castan (dédié à la réappropriation de la Smart City par la pub), et sur quelques initiatives pionnières telles que ce panneau d’information « hacké » de manière fascinante par McDonalds en gare de Varsovie :

Un exemple subjuguant de créativité urbaine (ou de cynisme éhonté, c’est selon), qui soulève logiquement un grand nombre de questions urbanistiques et sociétales… notamment sur la manière dont les acteurs de la mobilité vendent à Coca Cola et d’autres le « temps de transit disponible » de leurs usagers (en particulier les gares et leurs dérives marchandes).

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