Estampilles urbaines : les empreintes du nouvel an

Le 28 février 2017 - Par qui vous parle de ,

*Tout d’abord, on s’excuse platement pour ce retard d’envoi mémorable. Habituellement on est pas non plus dans les temps de la nouvelle année, mais cette fois-ci on bat des records* (╯◕_◕)╯

Pour la troisième année consécutive on a tenu à confectionner des cartes de voeux à notre image pour remercier complices et clients de longue date. Autant vous dire que Julie Baldassi, notre artiste officielle, commence à bien connaître les subtilités de nos commandes ! 

Pour rappel, en 2015 nous avions concocté cinq cartes différentes, chacune réalisée par Julie Baldassi. Elles mixaient à merveille nos aspirations urbaines et références pop, l’occasion rêvée pour donner corps à tous les imaginaires et la veille que l’on brassait depuis des années. L’année suivante, nous sommes partis exactement du même principe – toujours main dans la main avec Julie -, mais en changeant le mode d’expression artistique. Les cartes de voeux de l’an dernier prenaient ainsi la forme d’une ville fofolle à colorier chez soi. En 2017, nous sommes partis sur un format de création encore plus particulier puisque l’on s’est offert… deux gros tampons 100% pop-up urbain !

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Vous qui nous lisez en ce moment, avez peut-être reçu l’une des empreintes colorées qui circulent en ce moment dans les boîtes-aux-lettres des urbanos les plus branchés

L’idée était d’accoucher de produits dérivés bien à nous, tout en produisant un module éditorial répliquable à l’envi. Notre source d’inspiration principale dans leur réalisation s’incarnait alors dans des objets phares de l’attractivité urbaine : les tampons de gares japonais. Nous en avons parlé plus d’une fois sur nos différentes plateformes d’expression : le présent blog d’abord, Demain la ville d’autre part, et notre shop pour finir. Afin d’éviter la réécriture d’informations que nous avons par ailleurs formulées, voici un extrait de ce que nous énoncions dernièrement pour accompagner la suggestion d’achat d’un petit livre compilant ces magnifiques empreintes nippones :

Depuis la création du tout premier tampon de gare à Fukui en 1931, la prolifération de ces petits objets est allée bon train dans l’ensemble du pays. Comme l’explique un passionnant article anglophone dédié au présent ouvrage, ces tampons ont plus tard (en 1970) été produits en masse dans le cadre d’une campagne de promotion touristique lancée par l’ancienne compagnie ferroviaire JNR (Japanese National Railways). Cette ambitieuse opération déclencha une bonne fois pour toutes le phénomène, fournissant son tampon propre à 1400 gares du pays. Au fil du temps JNR continua d’équiper petites et grandes stations, jusqu’à ce que ce chaque patelin enraillé possède son sceau à collectionner… Le design de chaque tampon est alors choisi et géré localement par les équipes ferroviaires. Vintage ou plus récentes, les pièces réunies dans l’ouvrage édité par Seigensha présentent une diversité graphique tout à fait délectable.

S’ajoute à la beauté de ces objets si particuliers, leurs multiples caractères significatifs d’un point de vue urbain. La promotion territoriale par la collection (au même titre que Pokémon Go, par exemple !) d’objets rares et attractifs est une idée aussi simple que géniale – et forcément efficace… Dans chaque station (le principe existe même dans d’autres institutions, à l’instar des musées…) les collectionneurs munis du carnet officiel à remplir s’affairent ainsi pour rechercher le petit bureau sur lequel trônent le tampon du lieu et un encreur bien frais. Gratuits, jolis et accessibles à tous, ces souvenirs de voyage figurent parmi les meilleurs dispositifs touristiques promus par le Japon.

Concernant les motifs créés par Julie à notre attention, ils mettent tous deux en scène des urbanités parlantes. D’un côté, un paysage rurbain aux allures broutalistes ; de l’autre,  une citadine nomade en route pour bricoler la ville

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Un grand merci à l’atelier parisien Figura/Sfondo pour sa découpe laser si précise, et à Julie Baldassi pour sa suberbe réalisation de nos briefs urbatarabiscotés ! Pour suivre ses travaux sur les réseaux sociaux, on vous renvoie sur Instagram, Facebook ou bien Twitter.

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28 février 2017

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