Pixel et gratte-ciel. L’ambiancement du quotidien

Le 30 décembre 2009 - Par qui vous parle de , , , , dans , parmi lesquels

Ma chère collègue Caroline de Francqueville a récemment publié sur le site du Groupe Chronos un entretien avec Susanne Seitinger, doctorante au laboratoire Smart Cities du MIT Media Lab. Je vous invite évidemment à lire l’entretien complet (encore accessible pour quelques semaines), dans lequel Susanne Seitinger revient sur quelques expérimentations du labo. Dans ces jeux d’écrans, la façade d’un building devient la toile d’une oeuvre minimaliste en pixel art.

monster.blm

« La grandeur des monuments [gratte-ciels et autres géants urbains] offre un potentiel immersif qui ne demande qu’à être exploité« , rappelle très justement culture_mobile. Car l’objectif n’est pas uniquement de faire joli, mais surtout de faire intervenir le citadin dans le processus d’ambiancement urbain.

« People can directly interact with them and decide where to place the urban pixels, they can communicate with them in sending SMS or turn the nodes on with a flashlight. »

On distingue clairement le potentiel de telles installations dans la construction d’une ville 2.0, interactive et numérique. Le mobile est évidemment au coeur de ce dialogue ludique entre façades et citadins – c’est le fameux 5e écran de mon boss.

La demande n’est certainement qu’émergente, mais peu importe. Penser la ville de demain exige de tenir compte de cette appétence des citadins à éditer leurs environnement. Les architectes et urbanistes doivent dès à présent se saisir de ces nouveaux supports pour en imaginer mille déclinaisons. On pourrait ainsi pointer du doigt l’installation Crystal Mesh à Singapour : superbe, mais totalement déconnectée de ses spectateurs.

Pour rappel, l’objectif de ce blog est d’explorer les représentations de la ville dans la culture populaire. C’est à Titeuf que revient l’honneur de mettre en images le sujet du jour. Après Pong ou Asteroid, le ludique est encore une fois à l’origine du processus « créatif » qui transforme le bâti en écran géant… pour une partie endiablée de « morpion-cité« . Une manière de rappeler avec humour que le jeu vidéo (au sens large) est une composante majeure du réenchantement urbain… et qu’il suffit d’un peu d’imagination pour donner aux tours HLM la féérie qui leur fait défaut.

Je vous laisse sur cette lecture (cliquer sur l’image pour la voir en grand) et vous souhaite une excellente fin d’année. On se revoit en 2010 !

morpion_cite

Sur un sujet proche (les écrans et la « ville en streaming »), vous pouvez aussi lire « Ecrans, ravalement de façades » :-)

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