Symphonie pour une gare seule

Le 22 septembre 2011 - Par qui vous parle de , , dans

Gare de Bruxelles-Midi. Un piano est installé à la sortie du Thalys pour cinq concerts in situ qui seront donnés dans la semaine par la compositrice Mathilde Renault.

Un coup d’oeil à droite, un coup d’oeil à gauche : pas de sécurité ? C’est parti pour un concert improvisé dans la ferveur d’une gare qui s’en contre-fout.

Verrait-t-on toujours ce genre de scènes dans les gares qui se dessinent aujourd’hui en France, dont « l’embourgeoisement s’accompagne de l’éviction discrète des classes précaires ou dérangeantes » ? Seul l’avenir nous le dira. [EDIT] Mais pour l’heure, personne parmi les acteurs responsables ne semble vraiment vouloir poser les questions qui fâchent, comme en témoigne le résumé du dernier Atelier de la Gare rédigé pour le Groupe Chronos. « Quelles gares souhaite-t-on bâtir ? et surtout, pour qui ? »

En attendant que le débat prenne forme, il ne nous reste qu’à apprécier cette symphonie en quelques notes, un « pop-up urbain » dont la musique se perd entre les annonces de retards. Tout n’est pas si pourri au royaume des gares.

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22 septembre 2011

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