« Une porte d’entrée à la complexité de la spatialité japonaise » – Entretien avec Baptiste François de JAPARCHI

Le 17 novembre 2015 - Par qui vous parle de , ,

L’interview qui suit nous tenait à coeur depuis la première fois que nous avons eu vent de la publication de l’ouvrage collectif « Vocabulaire de la spatialité japonaise 日本の生活空間 », codirigé par Philippe Bonnin, Nishida Masatsugu et Inaga Shigemi. C’est donc un immense honneur d’accueillir ici les réponses de l’un de ses soixante-deux auteurs, Baptiste François – architecte diplômé d’état, co-fondateur associé de la Fabrique d’Architectures Innovantes et Responsables (fair), et membre du réseau scientifique thématique des chercheurs francophones sur l’architecture et la ville japonaise (Japarchi). On vous laisse prendre connaissance de sa « biographie officielle » en bas de page1, avant de vous délecter des passionnantes réponses qu’il nous a fournies.

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Couverture du « Vocabulaire de la spatialité japonaise, » Paris, CNRS Éditions, 2014. Photo (Manshû-in, Sankyô-ku, Kyoto) : Philippe Bonnin, 2013. Couverture : Jacques-Antoine Bresch

Dans un premier temps, pouvez-vous nous présenter le projet de l’ouvrage ?

Un des projets du « Vocabulaire » est de permettre d’appréhender les processus en œuvre et la manière d’organiser l’espace dans la culture japonaise. L’ouvrage se voulait à l’origine une référence pour les jeunes chercheurs ou étudiants aspirants à le devenir ; une porte d’entrée à la complexité de la spatialité japonaise. Les retours dont il a bénéficié, notamment le prix du livre de l’Académie d’Architecture 2014, et le succès en librairies – dont l’éditeur a été le premier surpris – ont montré qu’il devient probablement un ouvrage de référence tout court.
Le projet a commencé il y a sept ans à l’initiative de Philippe Bonnin qui serait plus à l’aise que moi pour vous en faire la genèse. Au départ, il ne devait comporter qu’une soixantaine de notices et une douzaine de contributeurs. Au fil des années, il s’est étoffé, densifié et j’ai eu la joie d’y être associé.

La conception même du groupe de rédacteurs révèle un autre projet du « Vocabulaire. » En effet, il était tout à fait possible avec une demi-douzaine de chercheurs chevronnés ayant participé à l’actuel ouvrage d’écrire toutes les notices dans un délai beaucoup plus court que six années. Cependant, le choix a été fait par les directeurs de cette recherche d’élargir au maximum la palette des auteurs, de multiplier les collaborations et en premier lieu celles franco-japonaises. Si la majorité des notices n’est signée que d’un seul nom, il est aisé de saisir que chacune d’entre elles est le résultat de fructueux échanges au-delà du simple, quoique nécessaire comité de relecture scientifique. Il n’est d’ailleurs pas ici question de la seule production d’un livre, mais bien de la constitution d’un réseau scientifique autour d’une recherche ouverte. Les recherches se poursuivent et se développeront sous de nouvelles formes, notamment sur le web. Il suffit d’imaginer qu’aux cent-quatre-vingt-dix-neuf termes explicités dans l’ouvrage – termes qui ont fait l’objet d’une sélection au sein d’une liste beaucoup plus large – peut déjà s’ajouter une bonne centaine qui fait partie de recherches en cours.

La majorité des soixante-quatre auteurs ayant contribué au « Vocabulaire » fait partie du réseau Japarchi. Les spécialités qu’il regroupe sont diverses, allant de l’Histoire de l’architecture à l’anthropologie, du paysage à l’art en passant par la philosophie et bien sûr par l’architecture et l’urbanisme. Un des objectifs de ce réseau est la mise en relation des professeurs, chercheurs et enseignants avec les étudiants, doctorants et professionnels intéressés par l’architecture et la ville japonaises. De ces échanges peut alors naître ce que j’ai le plaisir de constater : des dynamiques intergénérationnelle et interculturelle pour la production de savoir et pour sa transmission. La très récente exposition itinérante « Vocabulaire de la spatialité japonaise ; des images au texte » témoigne de cette volonté. Elle met également en lumière encore un nouveau projet du vocabulaire : donner à l’image, ici la photographie, la valeur scientifique qu’elle a dans l’expérience sensible comme dans l’observation et l’analyse des sujets traités. Mais ceci est une autre histoire, de prochaines rencontres seront du reste organisées autour de ce thème.

Les raisons de mon implication dans ce projet sont liées à mes sujets de prédilection : je suis intéressé par l’espace en commun de la ville, les attributions de sens que chacun peut donner à un espace partagé avec d’autres, sur ses appropriations. En 2010, j’avais rencontré Philippe Bonnin dans le cadre de mon master, je faisais alors une recherche sur la gare de Shinjuku à Tokyo, sur les règles qui régissent et construisent l’utilisation de ses espaces. Je suis entré dans le projet sur son invitation deux ans plus tard, d’abord en tant que coordinateur web et « lecteur test. » Je travaillais chez Sugawara Daisuke dans le quartier d’Ebisu à Tokyo et j’aspirais à continuer mes activités de recherche.

2_Roji

Roji à Higashiyama, Kyoto, où la venelle en cul-de-sac large d’environ 1,20m se dilate pour laisser place à un jardin partagé. Photo : Baptiste François, août 2015

Un de mes passe-temps favoris dans la capitale nippone consiste à parcourir les quartiers entre les gares, loin des axes de circulation principaux. C’est là que j’ai découvert ce qui a fait l’objet de ma contribution au « Vocabulaire » : les roji 路地, des ruelles privées généralement en cul-de-sac, l’échelle la plus intime de l’espace public. Dans ces ruelles, la limite entre espace privé et espace public ne relève pas d’une dichotomie mais d’un entrelacement. Cette expérience sensible est d’ailleurs souvent à l’origine des textes au lieu de leur être subordonnée. Elle donne peut-être cette saveur particulière aux notices de l’ouvrage tout en contribuant à leur lisibilité.

Comment exprimeriez-vous les spécificités de la culture architecturale japonaise ? Et comment exposeriez-vous les caractéristiques de la spatialité japonaise ? Quels sont les liens entre la discipline architecturale et la notion sous-jacente et plus anthropologique qu’est la spatialité ?

Ce sont parmi les questions qui ont réuni les soixante-quatre contributeurs de l’ouvrage ; si je suis certain de ne pas pouvoir y apporter de réponse complète, du moins je vais essayer de donner quelques pistes.

Une expression, dont Augustin Berque signe ici la traduction, me semble une bonne porte d’entrée pour cette initiative : « confier sa pensée aux choses (mono ni yosete omoi wo nobu 寄物陳思). » Elle est un principe de l’esthétique de la poésie japonaise : une chose ou un être vivant peut être signifiant, encore faut-il en connaître la teneur. Il peut en être de même pour la spatialité puisqu’un espace ou un dispositif exprime de lui-même son usage ou sa fonction si le « regardeur » en a déjà fait l’expérience, s’il a intégré physiquement sa signification. Celle-ci fait partie d’un système plus complexe qui pourra être celui de la culture spatiale à laquelle elle se rapporte. Ce sont ces significations que manipulent les architectes et les autres spécialistes de la transformation de l’espace. Ainsi est-il possible de construire un espace qui revêt une dimension sacrée dans un certain contexte, tandis que cette même dimension sera exprimée d’une autre manière dans un autre contexte. Il m’apparaît donc difficile de caractériser les spécificités de la culture architecturale nippone sans les lier à sa culture spatiale.

C’est à partir d’un exemple concret qu’il m’apparaît approprié de rendre ce lien tangible. Cela va permettre d’explorer rapidement une partie du système auquel un élément architectural et physique se rattache. C’est ce même exemple qui m’éloignera d’une explicitation plus globale, je m’en excuse par avance.

Le genkan 玄関 est aujourd’hui un terme couramment utilisé pour désigner l’entrée principale, plus précisément le vestibule, qui permet notamment de se déchausser avant de pénétrer dans l’espace intérieur. Les déménageurs venus chercher la machine à laver prendront soin eux aussi d’y laisser leurs chaussures. Il est un transfert du bouddhisme à l’architecture : la « porte qui donne accès au chemin mystique » est aussi le « vestibule. » Cet espace qui n’est parfois plus délimité que par une bande adhésive sur le sol peut être ainsi rapporté à la notion d’introduction qui s’inscrit dans la triade « introduction, développement, conclusion Jo-Ha-Kyû 序・破・急. » Il s’agit donc bien de pénétrer à l‘intérieur de quelque chose qui nécessite une préparation ; se révèle alors l’idée d’un passage entre deux mondes, à l’origine, profane et religieux, puis progressivement public et privé, ou plutôt devant et derrière, « la face et l’envers, omote, ura 表・裏. » Dans la plupart des cas, l’espace intérieur ura, plus particulièrement l’espace de réception n’est pas donné à voir dans sa totalité à partir du genkan, lié à l’omote, à la façade. Un système commence à se mettre en place car la notion « d’Oku 奥, le fond » peut expliquer cette mise à distance, parfois un simple jeu de filtres lorsque l’espace vient à manquer. Oku désigne en effet pragmatiquement ce qui est loin de l’entrée, mais c’est aussi ce qui est caché, invisible en surface car ayant de la valeur. Traditionnellement, l’importance d’un visiteur pouvait ainsi être déduite de la position de la pièce dans laquelle il a été reçu, plus précisément de la distance de cette pièce depuis l’entrée.

Il serait aisé de dérouler d’autres fils à partir de cet élément. J’avais d’ailleurs a priori prévu de lier le genkan à l’engawa 縁側 la véranda ou l’espace articulant voire superposant l’intérieur et l’extérieur tout en servant d’espace de distribution. Cela montre l’intrication profonde qui existe entre ces différentes notions, la pluralité des lectures et des cheminements possibles pour en saisir une partie du sens. J’espère que cette rapide promenade aura donné à comprendre les liens pouvant exister entre des espaces concrets et des notions abstraites et leurs enracinements dans la culture spatiale nippone.

J’aurais pu bien sûr expliciter la spécificité de la construction en bois mokuzô kenchiku 木造建築, d’une architecture du vide, modulaire. Mais si j’ai choisi de ne l’évoquer qu’ici en laissant à chacun le loisir d’aller chercher des précisions sur ces points, c’est en clin d’œil à la photographie de la page 580. Elle représente un plateau garni, qui laisse le plaisir de piocher dans tel ramequin ou dans tel autre, les éléments d’un repas pour chacun différent.

Si vous deviez expliciter trois termes-concepts de la spatialité japonaise, lesquels seraient-ils ?

J’ai peut-être anticipé cette question dans ma précédente réponse. Ici, je préférerai me tourner vers des notions plus urbaines qui caractérisent partiellement l’espace public nippon. En commençant par celle de la gare, je débute par une notion qui a occupé une place importante pour mon premier travail de recherche au Japon.

Eki 駅 la gare est en effet un élément majeur de la construction de la ville nippone moderne et contemporaine. En premier lieu parce qu’elles ne sont généralement pas un simple lieu de transit, mais cumulent des fonctions variées. Celle de lieu de mobilité n’étant d’ailleurs pas forcément pour tous ses usagers sa fonction principale. Cette particularité est probablement liée à l’implication dès le début du XXème siècle des compagnies de chemin de fer privées dans la construction de la ville, notamment de ses quartiers résidentiels et de ses lieux de loisirs. En effet la construction de ces derniers sur un terminus éloigné du centre-ville a permis de rentabiliser les lignes pendant les jours chômés. On comprend bien l’influence que cela a pu avoir sur le développement des villes et de leurs banlieues.

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Shinjuku Southern Terrace, Tokyo ; qualité des matériaux, caméras de surveillance, plan des magasins et affichage des règles permettent d’identifier cet espace ouvert au public comme un espace privé (propriété d’Odakyu Group à l’origine simple compagnie de transport ferroviaire devenue société faîtière,). Photo : Baptiste François, juin 2010

Une autre facette de cette notion est celle du développement des sakariba 盛り場, ces lieux animés aux alentours des gares qui voient disparaître, le soir venu, les différences de classe sociale ou de hiérarchie d’entreprise lorsque les salariés s’y rendent pour prendre un verre ensemble. Je pense au célèbre Kabuki-Chô 歌舞伎町 accessible depuis la gare de Shinjuku à Tokyo, qui intègre des activités de prostitution quoiqu’il soit plus correct d’évoquer un quartier de plaisirs. Enfin, il m’apparaît impossible de parler de la gare sans évoquer le parvis, la place qui leur fait souvent face appelée eki mae hiroba 駅前広場. Celle-ci a pu prendre différentes formes, notamment celle d’un espace ouvert qui a permis à la fin des années soixante des manifestations massives à la sortie Ouest de la gare de Shinjuku par exemple. L’espace a depuis lors été remanié et ne permet plus de telles réunions. Aujourd’hui, pour ces mêmes places se généralisent les espaces privés ouverts au public (POPS ou privately own public spaces) aisément identifiables par la qualité des matériaux mis en œuvre et les nombreuses règles qui s’y appliquent.

D’un élément majeur de la construction de la ville, il m’apparaît intéressant de se tourner vers ses éléments plus ponctuels mais non moins signifiants. Hachiue 鉢植え ou les plantes en pots qui bordent les rues des quartiers résidentiels des villes. Cette pratique d’entretenir des plantes en pots devant son habitation voire directement dans la rue rappelle –  non sans raison puisque leur histoire est en partie liée -, ce que j’évoquais plus haut à propos des roji : ces ruelles où l’espace privé n’est pas clairement délimité par rapport à l’espace commun et partagé.

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Plantes en pots installées du côté opposé aux « frontages » des habitations d’une rue de Nishikyôku, Kyoto, créant le paysage vu des fenêtres autant que le paysage de la rue. Photo : Baptiste François, août 2015

Il n’y a aucune législation encadrant cette pratique, ainsi ne crée-t-elle pas de continuité urbaine mais révèle la volonté de la part de certains habitants d’agir sur leur lieu de vie. Cela témoigne par ailleurs d’une attention portée, mais aussi d’une confiance du respect que porteront les passants sur ces plantations. Loin d’être anecdotiques, ces micro-jardins génèrent un véritable réseau d’espaces plantés et modulaires qui caractérise les espaces de la vie de tous les jours. Si la fonction de rendre visible les changements de saison est souvent évoquée, ces jardins de pots ont parfois celle de ralentir le trafic automobile et donc de contribuer à la sécurité des rues. Cette appropriation fonctionnelle de l’espace public existe sous d’autres formes, par exemple celle de mobiliers privés, généralement des chaises, installés de façon pérenne pour pallier l’absence de dispositifs fournissant un service similaire qui aurait pu, ou du, être mis en place par les autorités locales. Notons qu’il suffit parfois d’une ficelle reliant le mobilier à un poteau pour signifier que l’installation est définitive, à destination de tous.

Je propose enfin d’évoquer rapidement le célèbre Hanami 花見, la célébration des cerisiers en fleurs pour conclure ce choix bien arbitraire. Moment fulgurant, où la ville se transforme en une myriade de lieux de festivités et où l’espace public proche des cerisiers est assailli par des porteurs de bâches généralement bleues.

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Hanami dans le parc d’Ueno, Tokyo, alors que la floraison est presque terminée, un panneau indiquant les boissons disponibles d’un groupe est adossé à celui stipulant les règles liées à l’événement. Photo : Baptiste François, mars 2009

Les autorités locales installent parfois des équipements spécifiques temporaires pour accueillir la foule. Chacun définit un petit territoire au bord duquel les chaussures s’alignent progressivement. L’alcool coule généralement à flot et l’admiration des fleurs rappelle à tous l’impermanence des choses mujô 無常. Hanami est une démonstration formidable de l’importance donnée au cycle de la nature jusque dans les zones les plus urbanisées de l’archipel.

Une telle étude existe-t-elle pour d’autres “cultures spatiales”, en France ou ailleurs dans le monde ? Si oui, un travail de lecture comparée pourrait-il être intéressant d’un point de vue anthropologique ?

Il est difficile de répondre de manière catégorique, de nombreuses langues ne sont pas accessibles et les difficultés de traduction de ce type d’ouvrages sont importantes. De plus, il arrive qu’un ouvrage échappe à la veille faite sur les thématiques qui nous intéressent. Cependant, il semble qu’à ce jour, il n’existe pas d’équivalent pour une culture spatiale en particulier.

Un ouvrage qui pourrait s’en rapprocher est « L’aventure des mots de la ville » dirigé par Christian Topalov, Laurent Coudroy, Jean-Charles Depaule et Brigitte Marin, paru en 2010. Il traite de thématiques proches quoique spécifiquement liées à la ville et ses constituants, mais il les explore dans leurs usages courants et l’histoire de ces usages.

Cela dit, il explicite certains termes dans huit langues, étude croisée des caractéristiques de l’urbain dans différentes cultures. Il montre que l’organisation de la ville est tributaire de la façon dont on la nomme. Il prouve – si cela est encore nécessaire – que les traductions d’une langue à une autre, d’un système de pensées à un autre, ne sont pas choses aisées. Etendu à l’ensemble des espaces organisés et nommés par des cultures spatiales et des langues différentes, l’exercice a de quoi stimuler des générations de chercheurs, de praticiens et autres passionnés.

  1. Baptiste François est diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville, diplômé en mathématique / informatique de l’Université de Nice Sophia-Antipolis et impliqué dans la recherche en anthropologie de la ville et urbanisme. Après avoir participé au séminaire « Observatoire du Grand Paris » dirigé par Alessia de Biase, il part une première fois pour Tokyo où il étudie à l’Institut de Technologie de Shibaura dans le laboratoire du professeur Hajime Yatsuka au sein duquel il prend part au projet Tokyo 2050. Fruits de l’analyse d’entretiens en japonais et d’observations réalisés in-situ, il obtient les félicitations du jury (Augustin Berque, Alessia de Biase et Philippe Bonnin)  pour sa recherche sur les règles de la gare de Shinjuku (www.shinjukuno.wordpress.com). Il exerça dans plusieurs agences d’architecture à Paris et Tokyo, notamment chez Franck Hammoutène et pour SANAA. Il a contribué à la rédaction du « Vocabulaire de la Spatialité Japonaise » et participe aux développements actuels du projet. []

1 commentaire

  • Excellent article mais cela devient une habitude !

    Il est vrai que les gares au Japon ont un rôle clé puisqu’il n’y a qu’à voir celle de Kyoto ou celle de Osaka pour se rendre compte qu’il s’agit la du vrai cœur de la ville, et que l’on construit au tour.
    A l’inverse des gares françaises (exceptées peut-être les gares parisiennes) ou il ne s’agit que d’un endroit pour prendre le train, et ou on y a implanter quelques boutiques pour patienter ou pour vendre aux touristes en dernière minute,au japon, on peut très bien se rendre dans une gare sans avoir l’intention de prendre le train !

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