1UP : Jouez plus, pour vivre plus !

Le 16 novembre 2010 - Par qui vous parle de , , , , , , , dans , , parmi lesquels , ,

« Récap’ de 30 années de gaming. Années 80 : vous jouez seul dans votre chambre. Années 90 : vous tentez de squatter le salon. Années 2000 : toute la famille se décide à vous rejoindre. 2010 : le jeu vidéo s’installe dehors ? »

, écrivait Rémi Vermont en introduction de l’article « Live Action Hero », dans l’excellent AMUSEMENT n°9, un numéro dédié aux liens entre sports et jeux vidéo.

Parallèlement à cette évolution du jeu, la figure du joueur se métamorphose : à la représentation traditionnelle d’un joueur avachi et bedonnant se développe celle, bien plus glamour, d’un individu dynamique et sportif, qui n’hésite pas à suer pour le score (cf. les publicités pour Wii Sports, Wii Fit et bien évidemment Kinect). La chenille nerd devient un papillon bankable, participant de facto à rendre le jeu vidéo plus fréquentable.

Cela vaut directement pour les territoires urbains, longtemps réfractaires à ces pratiques de « petits cons » (je caricature, mais vous avez l’idée. Cf. Ville ludifiée, ville lubrifiée ?). Dès lors, les perspectives se multiplient pour la ville : et si le jeu vidéo «IRL » (in real life) devenait le moteur de nouvelles pratiques plus vertueuses ? Concrètement : le jeu peut-il par exemple pousser les citadins à marcher, voire à courir davantage ? C’est en tous cas ce dont sont persuadés les promoteurs d’une certaine « gameification » des espaces urbains [on parlera en français de « ludification »], dont je fais partie (mais vous l’aviez compris ^^)

Le terme est suffisamment explicite : il s’agit d’exploiter les mécanismes ludiques, hérités de la culture jeu vidéo(highscores, badges et achievements, etc.), pour favoriser de nouvelles/meilleures pratiques (ex. : Sortir les poubelles = 50 XP). C’était d’ailleurs l’objet d’une présentation donnée le 15 octobre dernier au Grand Lyon, sobrement intitulée « LudiCité : facilitateur d’urbanité », et sur laquelle je reviendrai prochainement..

Certains n’ont en tous cas pas attendus que se développent ces usages pour concrétiser leurs fantasmes sportifo-ludiques. Voilà donc ce à quoi pourrait ressembler les programmes de remise en forme dans la ville augmentée de demain :

On appréciera le choix judicieux de Super Mario 64, probablement l’un de mes jeux préférés, et surtout mètre-étalon des jeux de plateforme en 3D. Idéal, donc, pour rendre compte de cette ludification de l’espace urbain !

PS : on retrouve une scène similaire « d’attrapage de champignon » (symbolisant l’obtention d’une vie bonus dans les Mario) dans la bédé et dans le film Scott Pilgrim vs. the World (à 1’30 dans la vidéo). Témoignage supplémentaire, s’il en fallait, de l’actualité de ce discours « ludifiant » dans l’inconscient populaire ! Qui sait, peut-être ferons-nous de même pour mesurer, dans quelques années, l’effet sur notre bonne santé de ces joggings augmentés…

Merci à Queen Pénélope pour la découverte ;-)

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Bonus stage : Footing tokyoïte en chambre, billet écrit il y a bientôt 2 ans pour le Groupe Chronos :-)

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