La rue nous appartient (pour 2,40 € de l’heure)

Le 18 mai 2010 - Par qui vous parle de ,

La guérilla douce du PARK(ing) Day, initiée par les joyeux drilles californiens de REBAR il y a quelques années maintenant, fait (enfin) des émules dans les capitales européennes. Le principe : investir légalement les places de stationnement vacantes afin d’interroger la notion d’espace public urbain.

La légèreté des premiers jours cède peu à peu la place aux investissements plus « sérieux », comme en témoignent les déclinaisons européennes menées par le collectif I Park Art, « projet de guérilla créative urbaine visant la ré-appropriation de l’espace public [en l’occurrence, des parkings] par l’action artistique ». Chaque artiste est ainsi invité à payer sa place de parking pour quelques heures, le temps d’exposer ses oeuvres aux citadins les plus curieux.

L’ambition est on ne peut plus louable : « à travers l’utilisation partiale de cet espace pour des expositions temporaires d’art, on amplifie la possibilité de développer le phénomène que la sociologie urbaine définit par la serendipity, c’est à dire la capacité de provoquer l’étonnement par quelque chose d’inattendu ».

La version parisienne aura lieu ce samedi 22 mai dans le 11e (plus d’infos sur la page Facebook du projet). Vous m’y croiserez peut-être prenant quelques photos !

parkart

Note : J’avais assisté pour Chronos à une présentation de quelques initiatives du collectifs REBAR lors de la conférence Ville créative – Ville collaborative, qui concluait le cycle 2009 du programme SmartCity. Le compte-rendu est disponible ici : Les artistes et la ville, un mariage de raison.

Laisser un commentaire

18 mai 2010

Par

qui vous parle de