Street-marketing : la mort vous va si bien

Le 29 mars 2011 - Par qui vous parle de , , dans

Pour continuer dans la série « Jusqu’où ira le marketing urbain ? » (voire ici et , mon sujet du moment), voici Crashvertise :

(vidéo partagée par l’ineffable Urbain trop urbain via Twitter)

L’initiative est évidemment à prendre au second degré. A mi-chemin entre happening artistique et réelle campagne de sensibilisation à l’accidentologie automobile (cf. seconde infographie ci-dessous), cette création de « l’artgence » italienne Kook s’inscrit dans la lignée du « critical design » (voire du « design fiction« , selon Bruce Sterling) :

« Critical design uses designed artifacts as an embodied critique or commentary on consumer culture. Both the designed artifact (and subsequent use) and the process of designing such an artifact causes reflection on existing values, mores, and practices in a culture. »

Au-delà d’une réflexion sur la violence inhérente à la culture automobile, la création pose une réelle question quant aux limites de la « publicisation » de l’espace urbain. Evidemment, nous en sommes encore très loin, et je ne crois pas que les Mad Men soient suffisamment cyniques pour aller jusque là. Mais après tout, pourquoi pas ? Des associations comme Act-Up (processions funéraires dans la rue) ou autres ont déjà utilisé la mort et la violence pour faire réagir le public sur les thématiques qui sont les leurs.

Encore plus pertinent (mais beaucoup plus rare, et surtout plus « saturé »), on pourrait aussi imaginer des versions consacrées aux grandes catastrophes du globe. Imaginez l’audience qu’obtiendrait une publicité affichée sur les débris du 11 Septembre ou la centrale de Fukushima ! Bref, vous l’avez compris : jusqu’où ira le street-marketing, et jusqu’où doit-on le laisser aller ?

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29 mars 2011

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