L'observatoireArticles

La ville japonaise hantée, cicatrices d’une urbanité tourmentée

Que vous soyez amateur·rice ou non d'univers surnaturels et horrifiques, vous savez sûrement que le Japon en est l'un des pourvoyeurs les plus prolifiques. Dernièrement, le succès de l'exposition Enfers et fantômes d'Asie (qui avait lieu au Musée du Quai Branly à Paris entre avril et juillet 2018) venait en partie asseoir la richesse et le pouvoir d'attraction de ce versant des cultures asiatiques.

Alors qu'en dehors de l'archipel, le Japon est avant tout reconnu pour ses avatars commerciaux les plus pop et clinquants, une vague culturelle plus mystérieuse, voire totalement sombre, peut tout autant lui être incontestée. De l'imaginaire écrasant des films de Miyazaki au succès de la franchise cross-média Yokai Watch, en passant par la renommée de la J-horror (populaire depuis le terrifiant Ring sorti en 1998), le Japon hanté a littéralement pénétré l'Occident.

Il est donc grand temps d'aborder l'un des aspects les plus fascinants de la culture nippone : par quels phénomènes spirites les villes de l'archipel sont-elles fréquentées de nos jours ?

Le 30 octobre 2018 - Par qui vous parle de , , , , dans , , parmi lesquels , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Fantômes partout, réel nulle part

Au Japon (et ailleurs en Asie, donc), le surnaturel occupe une place fondamentale dans la culture populaire contemporaine, et évidemment ancienne. Dans ce monde métaphysique (on pense aussi bien à la sphère du sacré qu’à une multitude de croyances « païennes »), les esprits, divinités, et autres créatures extraordinaires sont innombrables. Du point de vue religieux, le shinto – qui puise dans les traditions animistes  – et le bouddhisme sont majoritaires. Les deux cultes sont pratiqués à échelle comparable, et forment même communément un syncrétisme tout à fait assumé.

« The Journey to the West Illustrated: The Night Procession of One Hundred Demons » par Gyokuen c.1860

Du fait de cet abondant socle culturel, l’ensemble de la société japonaise se voit rigoureusement « habitée » par un monde fantastique et mystérieux. Loin de ne concerner que rivières et forêts, vieux cimetières ou sanctuaires abandonnés, l’archipel nippon serait hanté de toutes parts. Si les récits de fantômes1 forment une part importante de cette esthétique fantastique nationale, la hantise des lieux et objets n’a pas forcément la dimension effrayante qu’on pourrait lui soupçonner. Certains yokai2 sont de joyeux farceurs, et lorsque la nature s’anime, le Japon ne produit rien de plus poétique !

Quand les fidèles sont absents, le temple grouille d’âmes protéiformes (« Lettre à Momo », 2013)

Remis au goût du jour par les artistes et les croyances populaires à toutes les époques, ce foisonnant bestaire de spectres, monstres, démons et génies continue de se nicher dans les recoins du Japon d’aujourd’hui.

Repérage d’ectoplasmes sur les réseaux

Nourri aux histoires de fantômes à l’anglo-saxonne, l’Occident a cantonné les bâtis de l’épouvante à certains grands clichés topographiques. Château d’aristos, vieille demeure bourgeoise, cabane dans les bois, hôpital, sanatorium et orphelinat forment, avec d’autres édifices principalement abandonnés et ruraux, les hauts lieux de la hantise. Traînant ces stéréotypes hérités du gothique et de légendes urbaines datées, nos métropoles contemporaines se retrouvent apauvries en imaginaires occultes…

En réalité, si l’on pense à l’Europe de l’Est, les spectres de la guerre, de catastrophes nucléaires ou économiques plus ou moins récentes viennent nourrir nos représentations modernes de la hantise. N’en déplaise à la vogue de l’urbex, ce sont plus généralement les « villes-fantômes » qui cultivent et renforcent notre attrait pour les lieux hantés.

Les yokai arrivent en ville (l’anime « Yo-kai Watch », 2014)

Malgré un folklore foisonnant et une histoire touffue, nos contrées laissent donc les phénomènes intangibles aux adresses désertées. Ce que nous habitons, les villes, sont donc rarement infestées d’esprits3. Il en est tout autrement au Japon :

“Le surnaturel ne naît pas de légendes anciennes ou de décors a priori lugubres, comme les marais ou les temples en ruine, mais s’ancre dans la vie quotidienne.” – Enfers et fantômes d’Asie Coédition Flammarion / Musée du quai Branly

Et c’est évidemment la pop-culture qui nous en offre le témoignage le plus varié. Dans les mangas, animes, films et jeux vidéo japonais, les mégapoles et villes modestes sont bien souvent « habitées » par une multitude de monstres, et asujetties à toutes formes de charmes.

Dans chaque épisode de Jojo’s Bizarre Adventure : Diamond is Unbreakable, une nouvelle entité vient secouer la tranquillité de la petite ville de Morio. Ici, le réseau électrique de toute la ville est hacké par le « stand » – l’esprit de combat – d’un personnage malfaiteur  (on en parlait ici et )

Ces manifestations se logent alors dans les moindres recoins de l’urbain, possédant jusqu’aux réseaux (électricité publique, wifi en gare) et canalisations. Assez proche du pitch d’un bon nombre de scénarios catastrophes adaptés aux fonctionnalités de la smart city (de Dirty Pairs à Code Lyoko), ces maléfices troublent le quotidien des habitants dans ce qu’il a de plus trivial. Au Japon, derrière chaque panne sur le réseau de transports et chaque bouchon sur le périph, se cache un yokai.

Phénomènes étranges everywhere (« Yokai Watch » sur 3DS)

Et c’est d’ailleurs ce que met ludiquement en scène la licence Yokai Watch, qui cartonne dans le monde entier depuis 2013. Dans le jeu vidéo, vous dirigez un enfant qui, à l’aide d’une sorte de montre connectée avec le monde des esprits, explore sa petite ville natale infestée de monstres. Calquées sur le bestiaire du folklore nippon, ces créatures malicieuses on infiltré les replis de Granval-sur-Mer4.

La progression du jeu ressemble à une fouille urbaine sans relâche. De ruelles en shotengai, le détecteur de votre watch ne cesse alors de s’affoler. Pour compléter votre collection de yokai, vous serez amenés à visiter les quartiers riches autant que les égouts, fouillant sous les bancs du square, dans les poubelles d’un konbini, au coeur des buissons d’un parking à vélo… Finalement, c’est un peu ce que Pokémon Go a apporté à nos dérives urbaines, mais avec un smartphone à la place du radar à yokai !


Le processus d’urbanisation dans les mains de Bouddha (Pompoko)

Dans certains cas, c’est le phénomène d’urbanisation lui-même qui génère ces manifestations et attire ces apparitions. Vous observerez ce tropisme dans Yokai Watch, mais également dans des oeuvres plus anciennes comme les films d’animation Amer Béton (2006) et Pompoko (1994) ou la série de bandes dessinées Kitaro le repoussant (1959-1969), chacune faisant évidemment écho à son contexte spécifique de création. Représenter le processus d’urbanisation japonais n’a évidemment pas la même teneur selon qu’on le fasse au cours des années 1960, 1990 ou 2010.

Comme nous l’exprimions sur le shop pour la notice dédiée, c’est précisément ce que met en scène l’excellent Pompoko. Le film raconte l’histoire d’une communauté de tanukis ((C’est le terme japonais qui désigne le chien viverrin, animal réel qui ressemble au raton laveur, et sa version légendaire qui correspond à un animal magique du folklore japonais.)) luttant coûte que coûte pour conserver intact son habitat naturel. Le grand projet d’aménagement qui menace ces collines boisées n’est autre que l’un des plus impressionnants projets de ville nouvelle opérés autour de Tokyo au début des années 1970. S’ensuit alors une fabuleuse aventure au cours de laquelle la colonie de canidés use de multiples charmes pour compromettre la construction du complexe résidentiel. Parmi les images marquantes de ce dessin animé, on retiendra l’occupation du chantier par une centaine de tanukis, ou le spectaculaire défilé de yokai transformistes organisé pour effrayer les riverains…

Dans le jeu Yokai Watch, des yokai mal intentionnés tentent de transformer les quartiers populaires de Granval-sur-Mer… La gentrification, ce yokai qui s’ignore !

La pop-culture japonaise s’approprie donc de nombreux enjeux urbanistiques, que ce soit en détournant les dysfonctionnements des rouages urbains les plus triviaux (canalisations bouchées, coupure d’électricité), ou en réinterprétant les rapports de pouvoir inhérents aux processus d’expansion urbaine.

« Si j’traîne en bas de chez toi, j’fais chuter le prix de l’immobilier« 

Ailleurs, comme dans Kitaro, des problématiques immobilières sont même abordées par le prisme du fantastique. Dans les cases ci-dessus, un yokai se faisant passer pour un locataire lambda insiste pour louer l’étage invisible d’un immeuble5. Une fois le contrat signé, le voisinage se retrouve mécontent de partager la copro avec un énergumène de l’autre monde. Et l’édifice finit par être totalement abandonné par ses locataires humains… Une conséquence classique de la hantise des lieux, qui va donc un peu plus loin que les épisodes quotidiens de tapage nocturne ou de petits actes de vandalisme dans les parties communes…

Légendes urbaines et lieux maudits

Ne vous méprenez pas, l’imaginaire nippon est loin de se cantonner à une horde d’esprits et d’animaux farceurs sympathiques. Pour le dire autrement, les histoires de fantômes effrayantes (voire complètement sordides) courent littéralement les rues !

La sombre métropole de la série Boogiepop Phantom (2000) est rongée par les regrets et les traumatismes du passé 

Si on trouve de fait une création artistique très féconde en la matière, la vie quotidienne des Japonais est aussi marquée par ces récits glaçants.

« A Kyoto, ce que vous indiqueront les habitants, ce sont les quartiers à fuir aux heures les plus sombres en raison de leur poids historique. […] Ces rumeurs influencent l’usage que la population locale fait de l’espace urbain : peu importe que l’on ait depuis lors construit un centre commercial sur les vestiges du site funéraire de l’avenue Kitaoji, on vous déconseille d’y faire vos courses après une certaine heure […]. » Victor Moisan, « Kyoto, carte aux fantômes », Carbone, printemps 2018, p.220.

Le Japon contemporain ne fait donc pas que recycler son folklore fantastique dans des oeuvres pop. Une solide culture de la superstition est ancrée dans la société, même très urbaine.

Le fait divers hante la ville
1/ Drôle de mobilier urbain suspendu dans « Ichi the Killer » (2001)
2/ Disparitions placardées dans la ville déserte de « Ju-on: The Grudge » (2002)

L’histoire locale entaille les villes d’une multitude de cicatrices. On évoquait précédemment le processus d’urbanisation, de gentrification des quartiers, comme terreau de ces mythes et paraboles. Mais d’autres affaires alimentent évidemment les croyances.

Diverses anecdotes devenues des légendes montrent que les villes s’érigent bien souvent dans la douleur. Parmi les lieux maudits de l’ancienne capitale, l’article publié par Carbone évoque les lieux d’exécution de l’époque féodale au même titre que les tunnels des chemins de fers qui entourent la ville, édifiés avant la guerre par une main-d’oeuvre d’immigrés malmenée.

Ce n’est jamais une bonne idée de prendre le train dans les mangas cauchemardesques d’Hideshi Hino (in « Train of terror », 2004)

Si le bâti vraiment ancien se fait très rare au Japon (on préfère largement détruire et reconstruire plutôt que conserver et restaurer), ce sont tout de même les lieux dépeuplés qui portent en eux le lourd poids des tragédies passées. Comme nous le disions précédemment, le fantasme du bâtiment abandonné comme théâtre de hantise est aussi ancien que d’actualité. Au Japon, cette figure classique de la fiction horrifique est enrichie par une règle de droit national surprenante :

« Dans les années 1950, un célèbre précédent juridique a permis de classer la mort soudaine et le suicide au rang des dommages immobiliers que les agences sont, aujourd’hui encore, sommées de révéler aux futurs locataires d’une habitation. Par conséquent, tout endroit où quelqu’un s’est tué devient un espace vacant et tabou, presque impossible à relouer. » Victor Moisan, op. cit.

Le cinéma de Kiyoshi Kurosawa, une cartographie vaporeuse des lieux sinistrés…
Les éléments révélés par le réalisateur dans ce morceau d’interview sont très intéressants pour comprendre les procédés artistiques de la ville mourante qu’il met en scène dans ses films

Malheureusement pour la mère et la fille de Dark Water (2002), le meurtre survenu sur le toit de leur immeuble n’a pas été découvert avant leur installation… Dans ce film terrifiant, une enfant noyée dans le réservoir d’eau du bâtiment collectif hante les lieux. Sur un fond d’histoire poignante, Nakata, le réalisateur, transforme le simple dégât des eaux en hallucination épouvantable. Prenant place dans un bâtiment insalubre des années 80 (et son ascenseur qui en a traumatisé plus d’un·e…), le mythe classique de la maison hantée devient alors sensiblement urbain.

« J’aime décrire les états psychologiques résultant des pressions que fait peser la cité sur ses habitants. Pour moi, ce qui était passionnant dans L’Eau Flottante, c’était de plonger au plus profond de la psyché d’une mère. » – Interview de Hideo Nakata dans le dossier de presse de Dark Water, par Diaphana Distribution

1/ Se jeter du haut du silo d’une usine de ciment (à l’arrière plan) dans « Kaïro » (2001)
2/ Emménagement pluvieux dans « Dark Water » (2002)

Dans la vraie vie, les passants contournent ces territoires interdits, on alerte le voyageur non-initié, ou on fait mine de ne pas croire aux rumeurs… sans jamais s’y rendre. Déterminant ainsi des « no-go zones », une véritable géographie de la frayeur se forme localement.

“Tokyo n’est décidément pas une ville fréquentable, pour qui n’arrive pas à dormir la nuit. Chaque recoin sombre de la mégapole peut être le refuge d’un spectre cruel. Et les innombrables légendes urbaines qui rapportent leurs méfaits ne font que distiller une angoisse souterraine.” Tokyo Paranormal 2/10 : les légendes urbaines, Arte, 2018

Devenir fou en lisant toute l’oeuvre de Junji Ito (« Secret of the Haunted Mansion », Voices in the Dark, 2003)

Inévitablement, le cinéma d’horreur japonais puise dans toutes ces superstitions. Les oeuvres de J-Horror ont de fait en elles quelque chose de très moderne, de très urbain. L’intrigue du premier grand succès de cette nouvelle vague, Ring (1998), repose d’ailleurs sur une pure « légende  urbaine » véhiculée auprès des adolescents japonais. Pour mieux comprendre le genre, voici comment le catalogue d’expo Enfers et fantômes d’Asie décrit l’essence de la vague J-Horror survenue fin 1990-2000 :

“Les fantômes ne vengeaient pas une injustice, comme les ancêtres, mais étaient la métaphore d’une maladie sociale et d’une menace pour l’humanité. Ils frappent désormais au hasard, aveuglément. […]

Les hantises circulent ainsi par contamination, comme la cassette vidéo de Ring, qu’il faut transmettre pour survivre.”

Dans la série Paranoia Agent (2004) réalisée par Satoshi Kon, la rumeur crée le fait divers, et non l’inverse…

Au sein de ce système angoissant, les infrastructures, le bâti, voire l’atmosphère de la ville entière ne sont pas en reste. Les espaces urbains sont un décor récurrent de l’action, mais aussi probablement l’un des fondements majeurs de ces malédictions ?

On pense notamment à Suicide Club (2001) de Sono Sion, qui met en scène un suicide collectif de lycéennes au coeur de la vie urbaine nippone : sur les rails du métro tokyoïte. Mais également à Kaïro (2001) de Kiyoshi Kurosawa, qui se termine sur une évacuation de Tokyo après que des fantômes de personnes suicidées ont envahi le monde réel (via Internet)…

Plus proche du drame social et du thriller que du film d’horreur classique : le culte Suicide Club, adapté en manga au moment de la sortie dvd

Dans Serial Experiments Lain (1998), la ville est elle aussi hantée. La série s’ouvre sur le suicide d’une jeune fille, qui saute du toit d’un immeuble dans un quartier fréquenté, la nuit. Son fantôme prend alors contact avec Lain, une élève réservée et seule, via un système de communication informatique (pré-Internet et réseaux sociaux). Si l’âme de la lycéenne disparue vit à présent dans ce monde virtuel, ce dernier prend de plus en plus de pouvoir sur le monde réel au cours de la série. Cette amie imaginaire numérique est une sorte de faille qui amène Lain à se dédoubler entre les deux mondes, faisant entrer ses avatars numériques dans la vraie vie. Comme si un virus informatique venait pirater notre monde physique, en somme. Les identités numériques les plus puissantes se retrouvent à hanter le quotidien d’un groupe de lycéens et leurs familles. Cette invasion se manifeste par de nombreux bugs qui dérèglent l’équilibre social et mental des personnages. Des hologrammes spectraux sont même parfois visibles à même la rue…

Le cauchemar du piéton (Serial Experiments Lain)

Plus généralement, la ville de Serial Experiments Lain ressemble à une Tokyo froide, peuplée mais inanimée. Elle forme cependant le décor omniprésent de l’intrigue, du générique, et des moments de pause dans le récit. Les plans récurrents sur le mobilier urbain, la signalétique, l’éclairage et la foule déshumanisée ont durablement modelé l’identité audiovisuelle de la série. De par son ubiquité fantomatique, la ville joue elle même le rôle de spectre. Elle est la toile de fond qui rôde autour des personnages, et qui hante leur égarement social et psychique.

Représentés sous la forme de pictogrammes en 2D, les citadins lambdas de la série Mawaru-Penguindrum (2011) sont totalement désincarnés, créant une atmosphère urbaine des plus étranges

Pour conclure, on peut suspecter que l’omniprésence des pratiques numériques dans notre mode de vie actuel renouvelle inévitablement la pop-culture horrifique et fantastique. Si des oeuvres vieilles de 20 ans (Lain, Kaïro) ont aussi bien su anticiper certaines questions liées aux mondes numériques d’aujourd’hui, il nous tarde de voir émerger les fictions qui apporteront cette étincelle décisive sur le monde de demain. Et si la meilleure science fiction se trouvait dans les histoires de fantômes ?

  1. Comprendre ici : une tradition orale millénaire, déclinée en une importante littérature – manga compris -, un champ théâtral très réputé, un style télévisuel, et bien sûr cinématographique – le kaidan eiga – émérite []
  2. Esprits frappeurs du folklore japonais pouvant prendre une multitude de formes et de caractères []
  3. En réalité, l’univers des comics américains ou la littérature de genre – de Lovecraft à Stephen King, en passant par Harry Potter -, abondamment adaptée au cinéma, montrent dans une certaine mesure des espaces urbains « hantés » de monstres et autres créatures obscures. Parmi d’innombrables exemples, on peut par exemple penser à Killer Croc occupant les égouts de Gotham City dans Batman, ou au clown terrifiant de Ça (It), tapis dans le caniveau d’une zone pavillonnaire américaine… []
  4. Sakura New Town pour la VO, officiellement inspirée de la ville réelle Tsukuba []
  5. Harry Potter n’a donc rien inventé avec le 12, square Grimmaurd, adresse cachée du QG de l’Ordre du Phénix []

1 commentaire

  • La série Uchouten Kazoku est aussi un exemple très intéressant ou la ville de Kyoto est peuplé de groupes de tanuki et de tengu vivant ensemble avec les humain.

    Sinon, excellent article comme d’habitude ! ça me donne envie de re-regarder certaines séries animées.

Laisser un commentaire